Ce mercredi 21 octobre 2026, le Palais des Congrès de Libreville a abrité l’atelier de présentation des résultats du Recensement général de la population et des logements (RGPL) 2026 et de la mise en œuvre du Plan national de croissance et de développement (PNCD). Cette rencontre stratégique a mobilisé les partenaires techniques et financiers (PTF) autour d’un impératif économique majeur : arrimer les politiques publiques et la mobilisation des ressources aux réalités démographiques et sociales du pays.
Le RGPL 2026 établit la population à 3 518 621 habitants, soit une densité de 13,1 habitants au kilomètre carré, répartis entre 51,2 % d’hommes et 48,8 % de femmes. Il s’impose ainsi comme un outil statistique incontournable. Comme l’a souligné le directeur du Bureau central du recensement, Noël Moussavou, cette vaste opération statistique fournit « l’état de base de la situation de la population ».
Le recensement évalue l’accès aux services essentiels (éducation, santé, électricité) et l’état du capital humain à l’échelle nationale et provinciale. Il met en lumière des disparités persistantes, notamment en milieu rural pour l’accès à l’eau et à l’électricité. Il pose aussi les bases indispensables pour mesurer l’emploi et cartographier la pauvreté.
L’inévitable réajustement stratégique du PNCD
Le PNCD a été élaboré à partir de données estimées ou antérieures. Il entre désormais dans sa phase critique de mise en œuvre et de suivi-évaluation. Selon les explications données lors de l’atelier, un travail d’harmonisation est indispensable pour réajuster les indicateurs de base du plan au regard des données du nouveau recensement.
L’un des enjeux majeurs de ce plan est la capacité à mobiliser une enveloppe globale de 27 000 milliards de francs CFA pour concrétiser les actions identifiées. À ce titre, l’écotourisme est érigé en levier essentiel. Il doit permettre de valoriser le capital naturel gabonais, de stimuler la création de valeur ajoutée et de réduire significativement le chômage des jeunes.
Un nouveau paradigme pour le partenariat au développement
La ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, a saisi l’occasion pour fixer un cap rigoureux aux partenaires techniques et financiers. Elle a rappelé que le PNCD constitue désormais la « seule boussole de notre action collective ». Elle a également insisté sur la nécessité d’améliorer l’efficacité de l’aide internationale.
« Notre défi n’est plus seulement de mobiliser des ressources, mais de nous assurer que chaque franc investi contribue effectivement à transformer la vie de nos populations. Désormais, seuls les appuis dont la contribution aux objectifs du PNCD est clairement établie pourront être comptabilisés dans le suivi de l’accompagnement de nos partenaires à l’agenda national de développement », a-t-elle assuré.
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