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Personnel soignant : la pénurie qui fragilise le système de santé gabonais

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Personnel soignant : la pénurie qui fragilise le système de santé gabonais

Améliorer les conditions de travail du corps médical

Le 29 août 2026, à la veille de la Fête de la Libération célébrée à Makokou, le président Oligui Nguema a annoncé 44 milliards de FCFA pour le plateau technique national, 6 milliards pour la réouverture des restaurants hospitaliers et 5 milliards pour la CNAMGS, soit 55 milliards au total. Ces fonds ne sont pas encore disponibles, et le manque de médecins, d'infirmiers et de techniciens reste criant dans bon nombre de structures. Parallèlement, une campagne lancée le 21 août 2026 par la CPPF fait connaître deux dispositifs de maternité déjà existants mais sous-utilisés : l'allocation prénatale (80 000 FCFA) et la prime à la naissance (60 000 FCFA), soit 140 000 FCFA cumulés pour les femmes fonctionnaires. La baisse de qualité des soins publics s'explique par une crise touchant infrastructures, personnel et financement irrégulier, poussant une large part des Gabonais vers le privé.

Les affectations en province ne sont pas bienvenues

Médecins et infirmiers hésitent à servir en province, craignant pour leur carrière et le manque d'outils de travail. Dans certaines bourgades de l'intérieur, on peut parler de désert médical. Le déploiement de structures dotées de technologies récentes ne s'accompagne pas toujours de la formation nécessaire du personnel, signe aussi d'un manque de partage des connaissances techniques entre hôpitaux. Certains médecins du public proposent d'ailleurs leurs services dans le privé, où ils attirent les patients des hôpitaux publics.

Un facteur démographique méconnu

La population gabonaise est passée en quatorze ans d'environ 2 à 3,5 millions d'habitants, des chiffres insuffisamment intégrés dans les programmes de santé. Le déficit en médecins, infirmières et laborantins est flagrant en province, où centres de santé et infirmeries sont parfois désertés faute de personnel, de médicaments et d'eau. Certains hôpitaux disposent de plateaux techniques que les agents ne savent pas toujours utiliser de façon optimale, les structures sont surchargées et le nombre de lits reste insuffisant. Au début des années 2000, le ministère reconnaissait déjà que la majorité des équipements hospitaliers de Libreville étaient en mauvais état. Depuis, le matériel a été rénové, mais les lits disponibles doivent encore augmenter.

Une compétition ouverte entre hôpitaux publics ?

L'organisation de l'accueil, notamment en urgence, doit être revisitée au-delà des formalités administratives qui pèsent sur la prise en charge rapide. La modernisation ne se limite pas aux infrastructures : elle dépend aussi de la qualité et du nombre du personnel par structure. La moitié de la population vit à Libreville, où certains hôpitaux sont saturés.

Le grand défi : moderniser, recruter, former

Entre infrastructures vieillissantes, manque d'équipements et pénurie de personnel, le système hospitalier public fait face à d'importants défis. La pénurie de personnel allonge les délais d'examen et pousse vers des structures privées plus coûteuses. Rénovation et construction restent indispensables, mais à condition que le personnel formé suive. Dans un contexte où les attentes augmentent, la modernisation des hôpitaux publics est une priorité nationale, en ville comme à l'intérieur du pays : un bon système hospitalier va de pair avec un personnel bien formé et motivé.

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