Une pièce de 100 FCFA de l'ancienne gamme vaut toujours 100 FCFA, à condition de la rapporter au bon guichet et dans les délais. La BEAC a fixé des règles communes aux six pays de la CEMAC, et sa Direction nationale les a détaillées devant la presse le 29 octobre à Libreville.
Trois guichets au choix, jusqu'au 31 juillet 2027
Pendant les neuf premiers mois, du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027, le détenteur a le choix. Il peut se rendre aux guichets de la BEAC, dans une banque commerciale ou dans un établissement de microfinance (EMF).
Le choix se réduit ensuite. Du 1er août au 31 octobre 2027, seuls les guichets de la BEAC assureront les échanges. Après le 31 octobre 2027, plus aucun guichet ne reprendra les anciennes pièces.
Pour la plupart des ménages, l'agence bancaire ou la microfinance du quartier reste donc la solution la plus simple, à condition de ne pas attendre l'été 2027.
À la BEAC : sans plafond, tous les jours ouvrables
La banque centrale offre les conditions les plus larges. Pendant toute l'année d'échange, particuliers comme entreprises peuvent se présenter à tous ses guichets, tous les jours ouvrables, « sans limitation de montant », selon le texte lu par la Direction nationale.
C'est donc l'adresse la plus adaptée aux gros volumes : commerçants, transporteurs, églises ou tontines qui ont accumulé des sacs de pièces.
En échange, la BEAC remet au choix des pièces des gammes 2024 ou 2006, ou des billets de la gamme 2020. Les modalités pratiques sont affichées dans chaque centre de la BEAC.
En banque et en microfinance : client ou non
Les banques et les EMF ne peuvent pas refuser un détenteur au motif qu'il n'est pas leur client. Avant le début de l'opération, la BEAC a adressé un courrier à chacun de ces établissements pour le leur rappeler : en application de la Résolution N°06 de l'UMAC, ils ont l'obligation d'échanger toutes les anciennes pièces présentées à leurs guichets.
En revanche, les conditions concrètes ne sont pas les mêmes partout. Horaires d'accueil, organisation des dépôts, procédure de traitement : chaque banque et chaque EMF fixe ses propres modalités pratiques. Un coup de téléphone à son agence avant de se déplacer peut éviter une attente inutile.
Le directeur national a d'ailleurs appelé ces établissements à leur responsabilité. Il leur demande de mettre en place, dans tous leurs réseaux, des dispositifs adaptés pour faciliter les échanges.
Ce qu'il faut apporter, ce qu'on ne peut pas vous demander
En banque et en microfinance, il faut présenter une pièce d'identité. Cette formalité sert à assurer la traçabilité des opérations.
En revanche, personne ne peut exiger l'ouverture d'un compte. La BEAC le précise clairement : l'identification du détenteur ne doit pas être confondue avec une obligation de devenir client.
Aucun frais ne peut non plus être réclamé. L'échange est gratuit, à la BEAC comme dans les banques et les EMF. Et il se fait à la valeur faciale : une pièce de 500 FCFA rapporte 500 FCFA.
Avant de se déplacer
Une dernière vérification s'impose : s'assurer que ses pièces sont bien concernées. Seule l'ancienne gamme, mise en circulation entre 1958 et 1985, est démonétisée. Les pièces des gammes 2006 et 2024 restent valables et n'ont pas besoin d'être échangées. L'année gravée ne suffit pas à trancher : seuls les visuels officiels de la BEAC, sur www.beac.int et ses réseaux sociaux, font foi.
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