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Huit marques internationales à Port-Gentil : PIZOLUB passe à la vitesse supérieure

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Huit marques internationales à Port-Gentil : PIZOLUB passe à la vitesse supérieure

Huit marques internationales reçues à Port-Gentil, un nouveau cadre réglementaire qui joue en sa faveur, une recertification attendue d'ici décembre 2026 : forte de son outil industriel et de l'expertise de ses équipes, PIZOLUB s'apprête à reprendre toute sa place au cœur du marché gabonais des lubrifiants.

Longtemps, le Gabon a consommé des lubrifiants qu'il ne produisait presque pas. Sur un marché formel estimé à 18 000 tonnes par an, 17 000 tonnes sont importées. Seules 1 000 tonnes sont formulées localement, soit environ 6 % du total. Ce déséquilibre, PIZOLUB entend désormais le corriger.

Un cadre réglementaire qui change la donne

Le déclic est venu de l'arrêté ministériel n°000036/MP, pris le 26 mars 2025. Le texte réoriente les approvisionnements vers la formulation locale. Il impose aux marques internationales de passer par une production ou un contrôle local pour accéder au marché gabonais. Pour l'usine de Port-Gentil, c'est, selon l'entreprise, une part de marché déterminante qui lui est restituée.

Huit marques à Port-Gentil

L'effet s'est vite fait sentir. Dès mai 2026, PIZOLUB a engagé des échanges avec des acteurs indépendants et plusieurs propriétaires de marques. Jusqu'en septembre, huit d'entre elles ont fait le déplacement sur le site, dont Repsol, Fuchs, Cofran, My lubricants, Champion, Minerva Oil et Yacco. Trois modèles de collaboration sont à l'étude : le façonnage sous licence, la fabrication sous marque propre et l'importation encadrée.

À l'issue de leurs visites, les délégations ont salué la qualité de la gouvernance interne, le niveau d'expertise des équipes et la haute valeur technique du laboratoire d'analyse, présenté comme un véritable outil de référence.

Décembre 2026, l'échéance clé

Pour transformer ces visites en contrats, PIZOLUB a lancé la recertification de son usine. Sa finalisation, attendue d'ici décembre 2026, conditionne la signature des accords de façonnage et de licence. « Le marché vient désormais à nous », déclare Hans Landry Ivala, Directeur Général de PIZOLUB S.A. Sa priorité : convertir ces échanges en contrats de fabrication locale, « au service de la souveraineté industrielle du Gabon ».

Un potentiel à saisir

L'enjeu dépasse le seul périmètre de l'usine. Avec une consommation réelle que l'on situe entre 30 000 et 50 000 tonnes par an, informel compris, la marge de progression semble considérable. À la clé : création de valeur locale, maîtrise de la qualité des produits mis sur le marché et moindre dépendance aux importations.

Le cap paraît donc prometteur. Sa tenue dépendra de la pleine application des décisions réglementaires, et de la capacité de l'usine à boucler sa recertification dans les temps. Affaire à suivre.

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