Le groupe australien, Fortescue, a présenté, le 28 septembre, au Palais de congrès, les différentes composantes de son projet minier au Vice-Président du Gouvernement Hermann Immongault et à dix ministres, en présence d'investisseurs venus de cinq pays.
Le fondateur et président exécutif de Fortescue, Andrew Forrest, a conduit à Libreville une délégation de plus de quarante partenaires internationaux, originaires de Suisse, de Belgique, de Chine, des États-Unis et d'Australie. Objet de la visite : échanger avec les autorités gabonaises sur l'avenir du projet Belinga, situé dans la province de l'Ogooué-Ivindo et porté par le groupe australien depuis 2022.
Lundi 28 septembre 2026, une séance de travail a réuni la délégation, le Vice-Président du Gouvernement et dix ministres. Selon le communiqué diffusé par Fortescue Belinga, les échanges ont porté sur le développement de la mine et des infrastructures associées.
Un projet en quatre volets
Le projet s'articule autour de quatre composantes : l'exploitation du gisement de minerai de fer de Belinga, la construction d'une ligne ferroviaire adaptée au transport de charges lourdes, l'aménagement d'un port en eau profonde et la mise en place de solutions d'infrastructures énergétiques. L'entreprise présente ces éléments comme un seul et même ensemble industriel et logistique, dont la mine ne constitue qu'un maillon.
Côté gabonais, le projet s'inscrit dans une ambition plus large : accroître la valeur tirée des ressources naturelles, développer les infrastructures nécessaires à leur exploitation et renforcer l'insertion du pays dans les échanges internationaux.
250 milliards de FCFA déjà engagés
D'après Fortescue, plus de 250 milliards de francs CFA ont été investis à ce jour dans l'exploration minière, les études et les premières infrastructures nécessaires aux opérations. L'entreprise indique que son programme d'exploration figure parmi les plus importants menés ces dernières années sur le continent africain.
La présence de partenaires étrangers traduit, selon le groupe, la volonté d'élargir les échanges autour du projet et d'examiner les possibilités de coopération susceptibles d'en accompagner le développement à long terme.
La visite intervient après une déclaration du Président de la République, plus tôt ce mois-ci, décrivant l'investissement comme « avant tout un acte de confiance ». Elle prolonge le dialogue engagé entre l'État et Fortescue, tout en l'ouvrant à de nouveaux interlocuteurs.