Plus d'un an après l'approbation par la Banque mondiale d'un financement de 150 millions de dollars (environ 90 milliards de FCFA à un taux indicatif de conversion), le Projet de développement urbain du Gabon (PDUG) sort progressivement de la phase des études. Selon les données financières publiées par la Banque mondiale et une mission de terrain menée avec l'équipe du PDUG, environ 7,8 milliards de FCFA ont été décaissés à ce stade, soit près de 8,7 % de l'enveloppe. Les premières opérations sont désormais identifiées à Franceville, Oyem, Lambaréné et Koulamoutou.
Le dispositif de mise en œuvre est en place et le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026 a été arrêté à 8,266 milliards de FCFA , un budget de programmation, à ne pas confondre avec les sommes déjà décaissées. Selon les données financières publiées par la Banque mondiale, environ 13 millions de dollars, soit près de 7,8 milliards de FCFA (au même taux indicatif de conversion), avaient été décaissés à ce stade sur l'enveloppe globale de 150 millions de dollars approuvée le 11 juin 2025 pour sept villes secondaires : Franceville, Lambaréné, Koulamoutou, Oyem, Mouila, Ndendé et Lébamba. Le rythme d'exécution financière reste l'indicateur à surveiller dans les prochains mois.
Franceville, la ville la plus avancée dans la préparation des travaux
C'est à Franceville que le projet est le plus documenté. Une mission associant la Banque mondiale, l'équipe du PDUG et la mairie a visité les sites retenus dans les quatre arrondissements de la commune, avec des priorités portant sur la voirie, les écoles, l'assainissement et le désenclavement de certains quartiers. Deux tronçons de voirie ont été identifiés dans le quartier Dialogue, dans le deuxième arrondissement : 749 mètres et 247 mètres, soit près d'un kilomètre à réhabiliter. Une Notice d'impact environnemental et social consacrée à ces travaux a été publiée en mars 2026, une étape préalable à la passation des marchés, non le lancement des travaux eux-mêmes.
Le même exercice de programmation permet de suivre le projet dans les autres villes cibles. À Oyem, une intervention de 523 mètres est prévue dans le quartier Akoakam 1, au lieu-dit Manguier-Tougou-Tougou. À Lambaréné, 300 mètres de voirie sont ciblés dans le quartier Atongowanga. À Koulamoutou, la réhabilitation de l'école Libongui figure parmi les opérations préparées. Toutes ces interventions demeurent, à ce stade, des opérations identifiées et documentées : aucune n'est encore entrée en phase de travaux.
Une mise en œuvre qui se structure
Entre l'identification d'une opération et sa livraison, plusieurs étapes restent nécessaires : études techniques complémentaires, évaluations environnementales et sociales, passation des marchés, exécution puis contrôle des travaux. Le recrutement, en août dernier, d'un responsable du développement urbain pour douze mois illustre la montée en puissance de l'unité chargée de l'exécution. À Lambaréné, le Commissariat général au Plan a mené, en juillet, une mission destinée à établir la situation de référence pour le suivi-évaluation du projet de réhabilitation des voiries urbaines, selon les informations recueillies par Les Échos de l'Éco.
L'enjeu désormais : l'exécution
Le bilan à mi-parcours est contrasté. Le financement de 90 milliards de FCFA a été approuvé, les sept villes sont ciblées, le budget 2026 est arrêté et plusieurs opérations sont documentées jusque dans leurs linéaires. L'essentiel reste cependant à accomplir : transformer les crédits approuvés en marchés attribués, puis en routes, ouvrages d'assainissement et équipements publics effectivement livrés aux populations. Le prochain indicateur à suivre ne sera plus l'annonce du financement, mais les taux d'exécution physique et financière.
À Franceville, Oyem, Lambaréné et Koulamoutou, les dossiers techniques sont désormais posés. Reste à savoir à quel rythme ils se traduiront en travaux effectivement engagés sur le terrain.