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Or : après l’audit, la SEM reprend place dans la chaine aurifère

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Or : après l’audit, la SEM reprend place dans la chaine aurifère

La visite du ministre des Mines et des Ressources géologiques à la Raffinerie Gabonaise de l’Or (RGO), le 7 septembre à Nkok, intervient au lendemain d’un audit des opérateurs de la filière. La reprise des activités de la Société Équatoriale des Mines (SEM), l’attribution de nouveaux permis et la signature de trois conventions dessinent les contours d’une volonté de mieux suivre la chaîne, de la production à la transformation locale.

La visite de Sosthène Nguema Nguema à la Raffinerie Gabonaise de l’Or (RGO) ne se limite pas à une séquence institutionnelle. Elle intervient dans un contexte de réorganisation de la filière aurifère, après un audit des opérateurs du secteur. Selon les éléments rendus publics, cet exercice a notamment conduit à la levée de la suspension des activités de la SEM et à l’attribution de nouveaux permis d’exploitation, dont celui de Mboumba.

L’enjeu dépasse donc la seule reprise des opérations d’une société publique. Il porte sur la capacité de l’État à mieux connaître les acteurs, à suivre la production et à renforcer la maîtrise des différents maillons de la chaîne aurifère.

La SEM retrouve une place dans le dispositif

La levée de la suspension redonne à la SEM une place opérationnelle dans le secteur. Accompagné de son directeur général, Jude Désir-Céleste N’Gwa Émane, le ministre a salué les résultats obtenus par la société dans le cadre de l’audit. De nouveaux permis doivent également permettre à l’entreprise publique de reprendre ses activités dans un cadre réorganisé.

Le document disponible ne détaille toutefois ni les conclusions précises de l’audit, ni les performances attendues de la SEM. Il ne permet donc pas, à ce stade, de mesurer l’impact économique de cette reprise. La question sera celle de la capacité de l’entreprise et de l’administration à traduire ces décisions en production effectivement suivie et contrôlée.

Trois conventions, un nouveau cadre

Trois conventions d’exploitation ont été signées entre le ministère des Mines et la SEM le 7 septembre. Leur contenu détaillé n’est pas précisé dans les éléments disponibles. Il est donc difficile d’en apprécier les engagements économiques, la durée ou les mécanismes de contrôle.

Leur portée est néanmoins présentée comme une composante du nouveau dispositif de gestion de la filière. Avec les nouveaux permis, elles doivent contribuer à mieux organiser l’exploitation de la ressource aurifère nationale.

La traçabilité devient l’enjeu central

Pour l’État, la maîtrise de l’or ne consiste pas seulement à disposer de permis d’exploitation. Elle suppose de pouvoir suivre le métal depuis son extraction jusqu’à sa commercialisation et sa transformation.

La traçabilité constitue ainsi un enjeu à la fois économique et administratif. Elle doit permettre de mieux connaître les volumes produits, d’identifier les circuits de commercialisation et de limiter les pertes de contrôle sur la ressource. Elle constitue également un levier pour sécuriser les exportations et améliorer la transparence du secteur.

Nkok, maillon de la valorisation locale

La RGO occupe dans cette logique une place particulière. Le gouvernement entend favoriser la transformation locale de l’or à Nkok plutôt que de limiter la chaîne à l’extraction. L’objectif affiché est d’accroître la valeur économique conservée sur le territoire national.

Cette orientation déplace le débat : l’enjeu n’est plus seulement de produire de l’or, mais de mieux capter les retombées associées à son traitement, à sa commercialisation et à son exportation.

Le véritable test : contrôler toute la chaîne

La réorganisation annoncée devra finalement être jugée sur sa capacité à rendre la chaîne plus lisible et plus contrôlable. Production, collecte, commercialisation, transport, raffinage et exportation constituent autant de maillons à suivre.

Le véritable enjeu pour le Gabon est donc de savoir combien d’or est produit, où il circule, comment il est transformé et quelle part de sa valeur revient effectivement à l’économie nationale. Les décisions annoncées le 7 septembre constituent une étape dans cette direction. Leur efficacité dépendra désormais de la capacité de l’État à assurer un suivi effectif et durable de la filière.

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