Au terme de plusieurs mois de préparation, AGL Gabon a acheminé plus de 480 tonnes de nitrate d’ammonium depuis Malaga, en Espagne, jusqu’au site d’une entreprise minière installée au Gabon. Une première pour l’opérateur logistique, qui a mobilisé l’ensemble de ses expertises (maritime, transit, portuaire, routière et QHS) pour mener à bien cette opération sur un produit classé matière dangereuse.
Sur le terminal portuaire de Libreville, une cargaison peu banale a fait son entrée : plus de 480 tonnes de nitrate d’ammonium, en provenance du port de Malaga, en Espagne. Le produit, classé matière dangereuse sous le code UN 1942 (classe 5.1) selon la réglementation internationale du transport de marchandises dangereuses, était destiné au site d’une entreprise de référence du secteur minier, spécialisée dans les solutions de forage et de minage. Pour AGL Gabon, filiale d’Africa Global Logistics, cette opération constitue une première : jamais l’entreprise n’avait importé et livré ce type de produit sur le territoire gabonais.
Le nitrate d’ammonium n’est pas une marchandise comme les autres. Sa classification réglementaire impose des contraintes strictes tout au long de la chaîne de transport, du chargement à quai jusqu’à la livraison finale. Pour AGL Gabon, cela s’est traduit par plusieurs mois de préparation en amont, une coordination rigoureuse avec les autorités gabonaises et la mobilisation de plusieurs expertises internes. Un dispositif conforme aux exigences internationales de sécurité a encadré l’ensemble de l’opération, sans que ses modalités précises ne soient rendues publiques, la nature du produit imposant une certaine discrétion opérationnelle.
Une chaîne logistique mobilisée sur tous les fronts
Derrière l’acheminement de cette cargaison, c’est l’ensemble des métiers d’AGL Gabon qui a été mobilisé. Transport maritime jusqu’au port gabonais, transit et opérations portuaires pour le déchargement, puis transport routier jusqu’au site du client : chaque maillon a dû être coordonné avec les suivants pour garantir la continuité du flux, sous la supervision du management QHSE (qualité, hygiène, sécurité, environnement).
Concrètement, l’opération s’est traduite par l’organisation de quatre convois sécurisés, représentant au total 26 rotations de camions entre le port et le site client, une organisation en convois successifs qui traduit une exigence propre à ce type de cargaison : maîtriser précisément le rythme des mouvements, plus que rechercher la vitesse d’exécution.
L’opération n’a toutefois pas été exempte d’aléas. Des conditions météorologiques défavorables ont temporairement interrompu les opérations de déchargement, un épisode qui illustre une réalité propre à la logistique lourde : la capacité à absorber l’imprévu sans compromettre ni la sécurité ni le calendrier. Les équipes ont maintenu leur coordination et leur réactivité, ce qui a permis d’achever l’opération dans les délais contractuels.
« Cette opération démontre notre savoir-faire dans la gestion de flux logistiques sensibles et notre capacité à mobiliser des expertises multidisciplinaires pour répondre aux besoins stratégiques de nos clients », s’est réjouit Benjamin Foquereau, Directeur d’Agence Libreville d’AGL Gabon
Cap sur les besoins de l’industrie régionale
Cette première importation intervient alors que les besoins logistiques des secteurs minier, énergétique et industriel se développent en Afrique centrale. Les entreprises de forage et de minage recourent à des intrants dont l’acheminement suppose une expertise réglementaire spécifique, une compétence que les opérateurs présents au Gabon doivent désormais savoir proposer. Pour AGL Gabon, l’opération s’inscrit dans une logique de diversification vers des flux à plus forte valeur ajoutée, et ouvre, selon l’entreprise, de nouvelles perspectives pour le développement de chaînes logistiques spécialisées au Gabon.