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Projet Gab lub : l’écosystème entrepreneurial gabonais au test du terrain

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Projet Gab lub : l’écosystème entrepreneurial gabonais au test du terrain

Un an après son annonce initiale, le projet Gab'Lub aborde sa phase décisive. Conçu pour insérer les jeunes dans le secteur de la distribution et de la vente de lubrifiants automobiles, le programme a enregistré 104 candidatures. Mais au-delà des chiffres, c'est toute la méthodologie d'accompagnement de l'État qui a été restructurée pour éviter les écueils du passé.

Interrogée sur le lancement opérationnel du projet Gab’Lub, près de 12 mois après l’annonce, la ministre du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des jeunes, Gninga Chaning Zenaba, n'a pas caché les leçons tirées des expériences précédentes : « On a lancé le projet "Osez mon projet", et ça a été peut-être l'erreur : c'est qu'on est partis seuls, sans énormément de partenaires, avant de se rendre compte que pour lancer un projet entrepreneurial, le Ministère ne peut pas être seul garant », a-t-elle déclaré.

Pour Gab'Lub, le gouvernement a ainsi corrigé sa trajectoire en bâtissant un véritable écosystème multi-acteurs. Un partenariat international a permis la fabrication et la réception, début juin, d'un premier lot de 50 kiosques mobiles équipés. En parallèle, un opérateur privé gabonais assurera le suivi technique et la formation métier des bénéficiaires.

L'épreuve de l'exécution et de la viabilité

Sur le volet financier et juridique, un établissement de crédit (EDG) et la Société Gabonaise de Garantie interviennent pour calibrer les besoins réels en fonds de roulement et structurer des crédits remboursables sur mesure. « Cette fois-ci, on s’est mieux préparé », a souligné la ministre, précisant que les formations intensives dureront au maximum trois semaines.

« On ne veut pas lancer des projets qui vont durer un an, parce qu'on n'a pas le temps, les jeunes ont besoin qu'on les accompagne assez rapidement », a-t-elle assuré.

Le succès de Gab'Lub servira de crash-test pour d'autres filières intégrées au programme national, comme l'intelligence artificielle (291 candidats) soutenue par l'UNESCO, la petite restauration (229 candidats) ou la décoration événementielle. Si le maillage institutionnel semble solide sur le papier, la viabilité à long terme dépendra de la capacité des jeunes entrepreneurs à dégager des marges nettes suffisantes pour honorer leurs traites bancaires mensuelles. L'épreuve du terrain ne fait que commencer.

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