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Dette publique : le président de la République au chevet des PME asphyxiées ?

 Dette publique : le président de la République au chevet des PME asphyxiées ?

Ce lundi 10 août 2026, à 14h, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema et la première dame reçoivent au palais présidentiel les dirigeants des PME détenant des factures impayées par l’État. Une rencontre d’urgence encadrée par une note d’information de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG) via un enregistrement obligatoire préalable à Bellevue 2 pour filtrer les participants. Selon la note de la FEG, seuls les chefs d'entreprise enregistrés le matin même à la Direction des PME sont admis à cette audience. 

L'initiative présidentielle sonne comme un coup de semonce. En convoquant d'urgence les PME victimes des retards de paiement souverains, le Chef de l'État s'attaque au point le plus névralgique du climat des affaires gabonais : la dette intérieure accumulée au fil des exercices budgétaires.

Depuis plusieurs années, l'exécution des marchés publics s'est transformée en un piège mortel pour les entrepreneurs locaux. Faute de règlements dans des délais raisonnables par le Trésor public, les entreprises de BTP, de prestation de services et de fourniture de matériel ont vu leurs lignes de crédit s'épuiser et leur trésorerie s'effondrer.

Les répercussions sont dévastatrices. Incapables de recouvrir leurs créances auprès du Trésor public, les PME ne peuvent honorer leurs cotisations CNSS, leurs impôts et leurs échéances bancaires. Une asphyxie qui entraîne des licenciements techniques et des fermetures en chaîne.

L’intervention directe du couple présidentiel souligne l'urgence politique de débloquer la situation. Les dirigeants attendent des réponses immédiates, réclamant la fixation d’un calendrier précis de règlement des factures auditées, un moratoire fiscal et bancaire pour geler les pénalités d'impôts et les créances souscrites pour exécuter les marchés, ainsi qu'un fonds de garantie permettant aux banques d'accorder des lignes de trésorerie adossées aux créances d'État.

Au-delà du soulagement financier immédiat, l'enjeu est de restaurer la confiance entre l’État investisseur et les entreprises locales. Reste désormais à observer si cette audience historique se traduira par des actes concrets et immédiats, notamment l'annonce d'une enveloppe budgétaire dédiée ou la création d'un commando opérationnel chargé du règlement accéléré des factures en instance.

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