Le Ministère du Commerce, des PME-PMI et de l'Entrepreneuriat des Jeunes a présenté, mercredi 19 août à Libreville, deux initiatives destinées à renforcer l'insertion économique des jeunes. Portées par la ministre Zénaba Gninga Chaning, ces mesures s'inscrivent dans la continuité des programmes déjà déployés par son département depuis le début de l'année.
Cinq filières, pas quatre
Le premier dispositif cible 400 jeunes dans cinq secteurs identifiés comme présentant un potentiel de création d'activités : la petite restauration à braise, la pâtisserie, la décoration événementielle, l'informatique et l'intelligence artificielle, ainsi que la vente de lubrifiants automobiles. À noter : la petite restauration et la pâtisserie constituent deux filières distinctes dans le dispositif officiel, et non une seule comme parfois résumé.
Un parcours en quatre étapes
Le programme prévoit un parcours allant de la formation professionnelle à l'accompagnement entrepreneurial, en passant par la préparation au financement, l'accès au crédit et le suivi post-financement. Sur le volet financier, le dispositif prévoit l'intervention de l'Épargne et Développement du Gabon (EDG) et de la Société de Garantie du Gabon (SGG), deux structures censées sécuriser l'accès au crédit pour des porteurs de projets souvent jugés trop fragiles par les banques classiques.
L'objectif affiché dépasse la simple formation : le ministère entend proposer aux jeunes un accompagnement couvrant différentes étapes de la création et du développement de leurs activités, avec en ligne de mire l'émergence de jeunes entrepreneurs capables de créer leurs propres emplois et de participer davantage au développement du tissu des PME-PMI.
Un second volet tourné vers l'Afrique
En parallèle, le ministère a présenté le Défi d'Innovation Numérique de la ZLECAf, 2e édition 2026, dont les candidatures restent ouvertes jusqu'au 4 septembre 2026. Destiné aux jeunes Africains âgés de 18 à 35 ans, ce concours recherche des solutions dans l'intelligence de marché, l'e-commerce et la logistique, les services transfrontaliers, la facilitation du commerce, les compétences entrepreneuriales et les services financiers numériques.
Le format de sélection est pyramidal : présélection de 50 innovateurs, 10 lauréats et 5 grands gagnants, avec à la clé une visibilité africaine, du mentorat, de la mise en réseau ainsi que des opportunités de financement et de partenariats.
Deux leviers, une même ambition
À travers ces deux initiatives, le ministère veut agir sur deux leviers complémentaires : permettre aux jeunes de créer des activités au niveau national et leur donner les moyens de se positionner sur le marché africain. Reste à savoir si les modalités concrètes de sélection des 400 bénéficiaires et le calendrier de déploiement seront précisés dans les prochains jours, un point que nous suivrons pour nos prochaines éditions.