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Secteur extractif : Ces pionnières qui brisent le plafond de verre

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Secteur extractif : Ces pionnières qui brisent le plafond de verre

Longtemps considérées comme des chasses gardées masculines, les industries de main-d'œuvre lourde, de l'ingénierie technique et de l'exploitation pétro-minière voient aujourd'hui émerger une nouvelle génération de dirigeantes. Dans ces environnements réputés hostiles, où la légitimité managériale s'arrache à force d'exigence terrain et de rigueur scientifique, l'accès des femmes aux plus hautes fonctions décisionnelles ne relève plus du symbole, mais d'une démonstration d'excellence stratégique.

L'ascension des figures féminines dans le secteur extractif illustre cette mutation profonde des parcours professionnels. L'accès récent d'Hermélia Hayes Mbadinga aux fonctions d'Administrateur Général et Country Manager de VAALCO Gabon S.A., première femme et première citoyenne gabonaise à ce poste s'inscrit dans cette dynamique de reconquête.

Forte de plus de deux décennies d'expérience, des opérations offshores chez Shell au Gabon et au Brunei jusqu'à la gestion stratégique chez Assala Energy et Gabon Plantations, son parcours démontre que l'expertise technique s'impose désormais là où les préjugés ont longtemps prévalu. Sa récente distinction aux Awards de la Femme Gabonaise 2026 en matière de gouvernance et de management vient d'ailleurs consacrer cette capacité à imposer un leadership rigoureux au sommet de structures à forte pénibilité opérationnelle.

Une légitimité éprouvée au cœur des exigences industrielles

Accéder à la tête d'un opérateur pétrolier opérant des gisements matures comme le bloc Etame Marin exige une maîtrise sans faille des arbitrages industriels. Entre le pilotage des campagnes de forage offshore, l'optimisation des coûts de production et l'intégration des normes de transition énergétique bas-carbone, la conduite de ces actifs stratégiques impose une gouvernance de haute précision. La présence accrue de femmes à ces postes de responsabilité prouve que la performance opérationnelle et la maîtrise des risques ne connaissent pas de genre, même dans les environnements les plus exigeants.

Ce mouvement de fond repose sur des figures emblématiques qui ont balisé le terrain. Qu'il s'agisse de Jacqueline Bignoumba-Ilogue, pionnière à la tête de l'Union Pétrolière Gabonaise (UPEGA), de Mireille Toulekima, ingénieure pétrolière au parcours international salué, ou encore d'ingénieures géologues de terrain comme Idalina Moubiya chez Comilog à Moanda, ces expertes ont prouvé que la maîtrise des contraintes industrielles s'accorde parfaitement avec l'excellence managériale.

Elles inspirent directement la nouvelle promotion d'étudiantes de l'École des Mines et de la Métallurgie de Moanda (E3MG), bien décidées à investir les carrières et les plateformes.

Cette percée féminine dans les hautes sphères de l'industrie lourde renforce l'ancrage local et la valeur du capital humain gabonais. Dans des compagnies où les effectifs nationaux dépassent les 96 %, voir des compétences locales féminines occuper le sommet de la pyramide décisionnelle envoie un signal fort : la souveraineté économique et la modernisation du secteur extractif passent indubitablement par la pleine valorisation de toutes les expertises de la Nation.


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