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« Homme & Développement », un cabinet positionné sur toute la chaîne RH

« Homme & Développement », un cabinet positionné sur toute la chaîne RH

Peu exposé médiatiquement, mais solidement ancré dans les cercles économiques, Richard Bouckat Bou Nziengui s’impose comme l’un des stratèges des ressources humaines au Gabon. À la tête du cabinet Homme & Développement (HD), basé au quartier Nombakélé (Libreville), il défend une approche intégrée du capital humain, conçue comme un levier de performance durable.

En fondant le cabinet Homme & Développement en 2022, Richard Bouckat Bou Nziengui se positionne comme un architecte du capital humain. L’aboutissement d’un parcours riche de plus de trente ans.

Formé en sciences sociales à l’Université Paris VII, il débute à l’Agence nationale pour l’emploi en France avant d’évoluer dans des secteurs variés : aérien, agro-industrie, télécoms ou BTP. C’est toutefois au sein du groupe BGFIBank, où il occupe des fonctions stratégiques pendant plus d’une décennie, qu’il affine sa vision.

« La création d’Homme & Développement n’est pas une reconversion, mais l’aboutissement logique d’un parcours d’expertise », souligne-t-il.

La création de HD répond à un besoin structurel du marché. « De nombreuses entreprises gabonaises ont besoin d’un accompagnement plus structuré dans la gestion du capital humain », observe-t-il.

Le cabinet couvre ainsi l’ensemble des fonctions RH : recrutement, formation, externalisation et conseil en organisation.

Sa méthode ? La « Talent Factory HD », qui constitue le socle de son positionnement.

« Notre conviction est que la compétitivité durable des entreprises repose sur leur capacité à attirer, structurer, développer et sécuriser les talents », insiste-t-il.

Une approche qui vise à transformer le capital humain en avantage compétitif.

Ce positionnement intervient dans un contexte marqué par un déséquilibre persistant du marché du travail.

« Le marché de l’emploi est marqué par un paradoxe fort », analyse-t-il, évoquant à la fois un chômage élevé et une pénurie de profils opérationnels.

« Le vrai sujet n’est pas seulement le volume d’emplois disponibles, mais l’adéquation entre les compétences offertes et les besoins réels de l’économie. »

Face à cette réalité, le cabinet HD opère un choix stratégique clair : se concentrer sur les profils techniques.

« Aujourd’hui, les besoins des entreprises portent massivement sur des profils techniques, opérationnels et rapidement mobilisables », analyse Bouckat Bou Nziengui.

Ces profils représentent « plus de 80 % de nos recrutements », signe, selon lui, d’une transformation progressive du marché, tirée par les secteurs industriels, énergétiques et logistiques.

L’influence de la FEG dans sa lecture économique

Son engagement au sein de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), où il préside depuis 2025 le Club Capital Humain, renforce cette analyse. Cet espace de réflexion lui permet d’élargir sa lecture des enjeux.

« La question du capital humain ne relève pas seulement des ressources humaines au sens strict : elle touche directement à la compétitivité, à l’employabilité et à la capacité d’exécution du pays », explique-t-il.

À travers ce cadre, il œuvre à la diffusion des bonnes pratiques RH, à la maîtrise du risque social en entreprise et à l’innovation en matière de gestion des talents.

Un plan d’actions, en cours de déploiement, vise notamment à structurer durablement les échanges entre acteurs économiques autour des enjeux d’emploi et de formation.

Réformer le lien formation-emploi

Au cœur des déséquilibres, une faille structurelle : le décalage entre formation et emploi.

« Le principal problème se situe dans l’insuffisante articulation entre ceux qui forment, ceux qui orientent et ceux qui recrutent », souligne-t-il.

Dans cette perspective, il plaide pour un rapprochement entre monde académique et entreprises :

« Il faut rapprocher beaucoup plus étroitement le monde académique, la formation professionnelle et la réalité des secteurs productifs », défend-il.

À moyen terme, Richard Bouckat Bou Nziengui ambitionne de positionner Homme & Développement comme un acteur de référence au-delà du Gabon.

Mais au-delà de la croissance de son cabinet, c’est une vision plus large qu’il porte : celle d’une économie structurée autour de la compétence.

« Le capital humain est le levier central de notre transformation économique », affirme-t-il.

Dans cette perspective, son leadership contribue à redéfinir les pratiques du secteur, en plaçant la rigueur, l’éthique et la professionnalisation au cœur des dynamiques de croissance.

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