LE PREMIER TRONÇON DE LA RN1 BIENTÔT ACHEVÉ

Selon la Société autoroutière du Gabon (SAG), les travaux de réhabilitation du premier tronçon de la Transgabonaise sont achevés à plus de 70 %. Les bénéfices sociaux et économiques de cette route sont déjà au rendez-vous.

Janvier 2023. Cinquième étape de l’édition 2023 de la Tropicale Amissa Bongo. Un record tombe. Au compteur des organisateurs, 49,5 km/h de moyenne. Du jamais vu au Gabon pour une course cycliste. Sous les roues des coureurs, un long ruban d’asphalte anthracite flambant neuf. L’étape la plus rapide de l’histoire de la Tropicale passe par le tronçon réhabilité par la Société autoroutière du Gabon (SAG).

Retour en 2019. L’État gabonais et le fonds d’investissements français Meridiam signent un partenariat public-privé (PPP) stratégique pour Libreville. La SAG, société de projet, maître d’ouvrage délégué, est née à la suite de cette signature. Sa mission : réhabiliter la première partie de la route nationale 1 (RN1). La route – dite la Transgabonaise – est vitale économiquement pour le pays puisqu’elle relie Libreville à Franceville.

Le chantier devient rapide ment l’un des plus importants du Gabon. Sur cet axe de 93 km allant du PK 12 au PK 105, la réhabilitation à engager est importante. Sujet prioritaire inscrit au Plan d’accélération de la transformation (PAT), il suscite une grande attente tant de la part des usagers que de celle des parties prenantes du projet. Pour le Gabon, ce projet doit aller vite. Deux ans après le démarrage des travaux, les résultats sont là. Après les records battus à vélo, les travaux seront bientôt finalisés. « Les équipes sont mobilisées et n’ont qu’une seule envie, voir les Gabonais circuler sur l’ensemble de cette route qui nous tient tous à cœur », indique Selim Bejaoui, directeur général de la SAG.

Le PPP – modèle de financement de projet de long terme – est une nouveauté au Gabon. Celui-ci, signé entre l’État gabonais et Meri diam, vient répondre à plusieurs objectifs : durabilité, qualité, fiabilité et sécurité de la route. La société à mission française, à travers la SAG, s’engage à financer, à conduire les travaux et à entretenir les infrastructures sur une période de 30 ans.

Techniques de pointe

« Notre engagement va bien au-delà de la livraison de la route. Il consiste davantage à permettre à plusieurs générations d’emprunter cet axe avec la même qualité qu’au premier jour ». Pour satis faire cette ambition, la SAG a suivi les normes internationales les plus élevées et a investi dans les techniques de pointe. « Parce que nous sommes sur un territoire particulier, en milieu équatorial, nous ne pouvons rien laisser au hasard. Tous les matériaux utilisés sur la route sont testés et retestés en laboratoire, de la terre elle-même aux agrégats ». Milieu oblige, la route avance « aussi au rythme des saisons ». « L’ennemi d’un chantier routier, c’est la pluie ». Il faut faire avec et entre ces épisodes, soutenir l’effort. Sur le terrain, c’est l’Indien Afcons à la construction. Entre les bureaux et le chan tier, ce sont plus de 1 200 ingénieurs, cadres, opérateurs, techniciens et ouvriers qui travaillent actuellement sur ce chantier majeur pour le développement du Gabon.

Depuis plusieurs mois déjà, la route est bien plus fluide et sûre. « Avant, quand la route n’était pas bonne, les voitures nécessitaient beaucoup d’entretien. Aujourd’hui, cela a changé », témoigne un transporteur. La diminution du temps de trajet, en particulier entre Nkok et Nsile, augure de la fin proche des travaux, achevés à plus de 70 %. Là où il fallait trois heures, le trajet se fait désormais en une heure, en respectant les vitesses autorisées.

Impact social du projet

Le premier tronçon de la RN1 traverse plusieurs communes et villages dont les riverains – ou personnes affectées par le projet (PAP) – sont directe ment concernés par les travaux menés par la SAG. À ce jour, on dénombre plus de 1 200 PAP – dont près de 50 % de femmes – qui bénéficient d’un accompagnement quotidien de l’entreprise grâce à la mise en place de comités locaux de suivi (CLS) et de comités fonciers (CF). Ainsi, dans le cadre de sa politique de responsabilité sociale, la SAG appuie les initiatives entrepreneuriales locales grâce à des ateliers de formation. Ces derniers portent tant sur les techniques de gestion d’entreprise que sur la bancarisation, l’épargne et les mesures d’hygiène en milieu professionnel.

Meridiam, actionnaire de la SAG

Depuis le retrait de la société Arise fin 2022, Meridiam, société à mission française, est l’unique actionnaire de la SAG. Au Gabon, pas moins de 4 projets d’infrastructures ont été lancés dans le pays depuis 2016, pour un investissement total d’environ 1,5 md d’euros : la construction du bar rage hydroélectrique de Kinguélé-Aval et du port minéralier d’Owendo, la réhabilitation d’un tronçon de 93 km de la route Transgabonaise et la rénovation de la principale ligne de chemin de fer du pays, le Transgabonais.

ILS FONT LA ROUTE

Ils sont plus de 900 Gabonais sur ce chantier. Deux profils de Gabonais qui font la route.

Darlène Zamba Boukandou, responsable des relations publiques.

Son sens relationnel et sa solide expérience professionnelle au cabinet ministériel en qualité de conseillère en font une collaboratrice précieuse et appréciée de ses collègues. Sa mission ? Coordonner les interactions entre l’État gabonais et la SAG.

Yann Mickolo, chargé de suivi des actions ESG (environnementales, sociales et de bonne gouvernance).

Yann a débuté au sein de la SAG en tant que stagiaire avant de devenir chargé de suivi au sein du département environnement et social. Grâce à sa fine connaissance des enjeux ESG, il assure le suivi de l’impact social du projet et coordonne les équipes au contact des personnes affectées par le projet (PAP).

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