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Alain-Claude Kouakoua à la tête de la FEG : le patronat gabonais mise sur le contenu local

Alain-Claude Kouakoua à la tête de la FEG : le patronat gabonais mise sur le contenu local

Alain-Claude Kouakoua a été élu jeudi 11 juin 2026 président de la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG) à l'unanimité à Libreville, succédant à Henri-Claude Oyima. Le nouveau président entend placer l'accès au financement, les délais de paiement et la participation des PME aux grands projets structurants au cœur de son mandat. Son arrivée intervient alors que son groupe ACK vient de prendre le contrôle de 90 % de Colas Gabon.

Le scrutin, organisé conformément aux résolutions du Bureau exécutif élargi du 15 avril, s'est tenu à bulletin secret sous la supervision du Comité Conformité des Mandats, avec un score de 100 % des suffrages. Âgé de 66 ans, Kouakoua dirige la holding ACK, fondée en 2012, qui regroupe huit entreprises — Mika Services, Soleo, Trans'Form, ELESA, GME, Smith Services, La Ruche Assurances et MBA — actives dans le BTP, le transport d'hydrocarbures, la manutention et le transit. Ses filiales ont notamment réalisé le réaménagement du carrefour Acaé et l'échangeur du Camp de Gaulle.

Une ligne programmatique : contenu local et accès au financement

Dans sa première déclaration, le nouveau président a plaidé pour une participation accrue des PME et PMI aux grands projets structurants via la sous-traitance locale, ainsi que pour l'amélioration du climat des affaires et la réduction des délais de paiement. Il a déclaré vouloir construire « une économie plus compétitive, plus inclusive et plus créatrice d'emplois ».

« Notre ambition est de construire une économie plus compétitive, plus inclusive et plus créatrice d'emplois. », a-t-il déclaré.

Lecture stratégique 

Cette élection consoliderait la position de Kouakoua comme principal interlocuteur patronal des pouvoirs publics, à un moment où la prise de contrôle de Colas Gabon par ACK illustrerait, selon plusieurs observateurs du secteur privé, une montée en puissance du capitalisme gabonais sur des segments historiquement occupés par des groupes internationaux. Reste à voir si cette double casquette — dirigeant d'un groupe diversifié et porte-voix du patronat — pourrait, à terme, peser sur l'agenda de réformes qu'il appelle à poursuivre.

 

 

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