LE GABON À L’ÈRE DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Dans un contexte mondial en constante évolution où le développement durable et les défis énergétiques sont au premier plan, le Gabon se positionne comme un acteur clé grâce à son potentiel offshore profond. Le pays ambitionne de revitaliser sa production pétrolière tout en garantissant une rentabilité budgétaire essentielle. Sosthène Nguema Nguema, ministre du Pétrole et du Gaz, nous éclaire sur une feuille de route inspirante, alternant entre attractivité pour les investisseurs, préservation des intérêts nationaux et respect du développement durable.

Le Gabon a lancé une offensive significative pour attirer des investissements étrangers dans le secteur des eaux profondes, avec cinquante blocs actuellement ouverts aux explorations. L’objectif est clair : stabiliser la production à 200000 barils par jour d’ici 2030, compensant ainsi le déclin progressif des champs matures à terre. L’intérêt manifesté par des acteurs majeurs tels qu’ExxonMobil et CNOOC souligne l’attractivité du bassin sédimentaire gabonais. Les négociations avancées ouvrent la voie à des partenariats stratégiques propices à la création d’emplois locaux, à la formation et à la valorisation des compétences gabonaises. 

Au cœur de cette dynamique, la Gabon Oil Company (GOC) joue un rôle central. En tant que bras économique de l’État, la GOC devra renforcer la souveraineté énergétique du pays tout en optimisant ses opérations. Nous attendons d’obtenir des réponses à nos questions pour développer ce sujet. M. Nguema le rappelle, «le Gabon est un partenaire fiable, ouvert et visionnaire». Cette déclaration résume une ambition bien plus large que la simple augmentation de la production à court terme. 

À la lecture des nouveaux contrats signés ces derniers jours (lire page 9), le repositionnement du secteur est au cœur du développement économique soutenu par une diplomatie énergétique proactive. 

Quant aux sociétés et industries connexes à l’exploitation, elles sont nombreuses. Pizolub, spécialisée dans la production de lubrifiants pour les secteurs automobile, industriel et maritime, se distingue comme un acteur significatif. Grâce à une récente recapitalisation, cette industrie affiche à présent un bilan positif. De même, la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (SGEPP), chargée du stockage des produits pétroliers et du gaz, gère deux entrepôts à Owendo et Mouanda. La croissance de son chiffre d’affaires depuis deux ans traduit la solidité du modèle économique appliqué. 

Vivo Energy s’exprime également dans cette édition, en sa qualité de distributeur. La présence au Gabon de cette société forte de plus de 3900 stations-service dans 28 marchés du continent est marquée par une légère croissance en comparaison à l’année 2024 à la même date, tant dans son réseau de stations-service qu’auprès de ses clients industriels. Pour résumer, le Gabon ne se limite pas à l’exploitation de ses ressources   ; il s’efforce de construire une base solide pour un avenir durable qui profite à tous ses citoyens.

Ce riche sujet n’occulte en rien l’actualité des Échos de la Cemac, la COP30 imminente, ni celle des thèmes économiques contemporains tels que les cryptomonnaies et l’intelligence artificielle.

Bonne lecture 

Anne-Marie Jobin

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