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Interview AU PLUS PRÈS DES ÉQUIPES DES PROJETS DU PAT

Février 2020, les plus hautes autorités gabonaises créent 20 task-forces pour piloter le Plan d’accélération de la transformation (PAT) du pays d’ici 2023. Chacune de ces task-forces est gérée par un chef de projet en lien direct avec Yves Sylvain Moussavou, coordinateur et secrétaire exécutif du Conseil national du PAT, lui-même rattaché directement à la présidence gabonaise. Après avoir dressé le bilan global à mi-parcours dans notre édition précédente, nous nous sommes rapprochés de quatre responsables chargés notamment, de la formation professionnelle, de la relance des infrastructures, de la Baie des Rois et du projet d’industrialisation de la filière thonière. Une question commune à chacun de ces hauts responsables et d’autres, plus personnalisées, animent chaque sujet.

Question commune

Les Échos de l’Éco : Messieurs, le 11 mars 2020, l’OMS déclarait que la propagation du coronavirus passait à l’état de pandémie. Cette date coïncide avec le tout début de la mise en place de vos services respectifs. En quoi et à quel niveau ce fléau a-t-il eu un impact sur vos prérogatives ?

Monsieur Hans Landry Ivala, Directeur Général de l’ONE

En ce qui concerne l’Office national de l’emploi (ONE), une semaine jour pour jour avant cette date, à savoir le mercredi 4 mars 2020, nous procédions à l’inauguration de notre incubateur sis sur la commune d’Akanda et dénommé « La Maison de l’auto-entrepreneur », avec pour objectif de former 120 promoteurs par an. Cette pandémie a conduit l’ONE à revoir ses ambitions en la matière à la baisse, et par la même occasion, à réduire de trois quarts le nombre de nouvelles inscriptions sur l’ensemble du réseau des antennes régionales. Une réduction de moitié des offres d’emploi émises par les employeurs a été également constatée, due au fait que cette crise sanitaire s’est transformée en crise économique avec pour autre impact enregistré l’arrêt de 517 contrats favorisant l’amélioration de l’employabilité des jeunes au 11 mai 2020. Toutefois, l’ONE a mis à profit cette période de baisse d’activité pour procéder aux travaux de réhabilitation et d’extension des locaux abritant son siège social au centre-ville de Libreville.

EE : Monsieur Hans Landry Ivala, vous avez été nommé directeur général de l’ONE en 2016 et responsable de la task-force en qualité d’expert dans le domaine de l’employabilité et l’autonomisation des jeunes en 2021. Dans ce cadre, un nouveau code du travail fut entériné. Quelles en sont les grandes lignes à même d’inciter les sociétés privées à employer, voire à former des jeunes ? Quel est cet ambitieux programme d’accompagnement à l’emploi de 20 000 jeunes d’ici 2023 ? Où en êtes-vous ?

Pour répondre à votre question, la loi n° 022/2021 du 19 novembre 2021 portant sur le Code du travail en République gabonaise vient en effet renforcer l’apprentissage, rapprocher le monde de la formation professionnelle de celui de l’emploi, et favoriser l’insertion et la reconversion professionnelle à travers le contrat d’apprentissage, le contrat d’apprentissage insertion professionnelle ou en alternance, le contrat de professionnalisation et le contrat d’adaptation professionnelle ou de reconversion professionnelle.

Avec les dispositifs d’auto emploi mis en œuvre dans le réseau des incubateurs ayant bénéficié d’un soutien multiforme de l’État, ces contrats constituent les Programmes d’accompagnement à l’emploi (PAE) qui favorisent l’amélioration de l’employabilité des nationaux d’une part, et d’autre part, leur autonomisation.

Ce nouveau Code du travail fait obligation à toute entreprise exerçant au Gabon depuis au moins 3 ans et employant habituellement plus de 20 salariés, d’accueillir un nombre de jeunes correspondant au moins à 5% de ses effectifs, au travers des différents PAE.

Le Code du travail prévoit que des avantages fiscaux et des exonérations sociales soient accordés aux entreprises dont le seuil d’accueil excède les 5%. Les PAE permettent aux entreprises de bâtir des parcours de professionnalisation des jeunes qui en bénéficient avec une grande flexibilité, tant au niveau des formalités administratives que des coûts inhérents à leur mise en œuvre. Ils permettent notamment sur un poste donné d’observer, à coût compétitif, 2 voire 3 jeunes pendant une période de six mois minimum et d’un an au maximum avant d’envisager un recrutement définitif.

 

Ce gage de flexibilité est la clé de voûte de la stratégie de vulgarisation des PAE auprès des employeurs, tous secteurs d’activités confondus, pour atteindre l’objectif des 20000 jeunes qui doivent en bénéficier d’ici au 31 décembre 2023.

Du 1er janvier 2021 au 30 avril 2022, 3 142 jeunes Gabonais ont bénéficié d’un PAE. Ils sont répartis comme suit : 2 155 en contrat d’apprentissage jeunesse, 265 en contrat de professionnalisation, 315 en contrat d’adaptation professionnelle, 100 en formation adaptation des agripreneurs financée par la Banque mondiale dans le cadre du Projet de développement des compétences et de l’employabilité (Prodece), 10 stages en entreprise pour jeunes, 50 formations adaptation pour jeunes financées par la Banque africaine de développement dans le cadre du projet de Renforcement des capacités pour l’employabilité des jeunes et l’amélioration de la protection sociale (Rcejps) et 247autoentrepreneurs formés.

En outre, des partenariats tels que celui signé avec la société Olam Palm Gabon visant quelques milliers de récolteurs et les nouveaux partenariats envisagés dans le secteur forestier depuis l’implantation de l’ONE à Koulamoutou, proche du bassin forestier de Lastourville, permettront d’augmenter significativement le nombre de bénéficiaires des PAE.

En définitive, dans le cadre de la matérialisation des activités de la task-force « Programme de facilitation de l’accès à l’emploi », Madame le ministre chargé de l’Emploi, en sa qualité de chef de file, m’a instruit d’élaborer des projets de textes d’application du Code du travail afin d’accélérer la mise en œuvre des PAE.

EE : Quel bilan global dressez-vous à ce jour ? Quel est le taux de chômage par tranche d’âge ? Quel est le nombre de jeunes inscrits dans les registres de l’ONE ? Quelles solutions préconisez-vous pour enrayer ce fléau ?

L’un des objectifs majeurs de la task-force « Programme de facilitation de l’accès à l’emploi » est le nombre de jeunes qui doivent bénéficier d’un PAE dans le cadre du Plan d’accélération de la transformation. Comme je l’ai démontré plus haut, les résultats sont encourageants, notamment du fait des fruits produits par le levier tant attendu du nouveau Code du travail.

En termes de bilan à miparcours, je peux retenir quelques faits marquants : l’entrée en vigueur du nouveau Code du travail, l’adoption de la loi portant réorganisation de l’Office national de l’emploi, l’ouverture de l’antenne régionale de l’Ogooué-Lolo, l’affectation de fonctionnaires à l’ONE pour pallier le déficit en ressources humaines de cet organisme, le lancement du site officiel de publication des offres d’emploi en République gabonaise, dénommé « Diandza », et le lancement de la première cohorte du projet « un Taxi, un Emploi, un Avenir ». Au-delà de ces faits marquants, le 26 avril dernier, en présence des équipes de la Direction générale de l’égalité des chances, j’ai validé le portail internet dynamique et l’application métier de l’ONE développés dans le cadre du Prodece, qui permettront de dématérialiser tous les services liés au rapprochement entre l’offre et la demande d’emploi.

S’agissant du taux de chômage, l’indisponibilité de statistiques récentes sur l’emploi demeure une préoccupation pour les décideurs. Aussi, les seuls chiffres actuels remontent à l’enquête nationale sur l’emploi et le chômage (Enec) réalisée en 2010 avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD).

Sur la base de cette enquête, le taux de chômage a été évalué à 20,4 % pour une population active de 494 183 personnes, soit en valeur absolue 100 813 chômeurs. Selon la même enquête, le taux de chômage décroît avec l’âge. Ainsi, le chômage affecte 35,7 % des actifs de 15 à 24ans, 25,9 % des actifs de 25 à 34 ans, 16,17 % des actifs de 35 à 44 ans, et 13,9 % des 45 ans et plus.

Concernant le nombre de jeunes inscrits à l’ONE, il faut noter que depuis l’ouverture de l’ONE en 1994 et jusqu’en 2013, la question de l’employabilité des jeunes ne se posait pas avec acuité et par conséquent, l’analyse statistique ne se faisait pas par tranche d’âge. La base de données actuelle de l’ONE indique que sur 99 028 demandeurs d’emploi enregistrés entre 2013 et 2021, 84 227 sont des jeunes de 16 à 35 ans, soit 85 % du nombre total d’inscrits.

Pour répondre à votre question relative aux solutions préconisées pour endiguer le chômage, permettez-moi de vous faire un bref rappel du contexte actuel du marché de l’emploi.

Depuis la chute vertigineuse des cours de pétrole enclenchée en fin 2014, de nombreux emplois ont été perdus consécutivement à la baisse d’activité dans le secteur pétrolier et ses branches connexes, entraînant des dommages collatéraux dans les autres secteurs de l’économie nationale.

Par ailleurs, afin de permettre une maîtrise optimale de l’évolution de la masse salariale de l’État et une meilleure gestion des ressources humaines, le Gouvernement a gelé tout recrutement dans la fonction publique et dans les établissements publics depuis le second semestre 2017.

Ce déséquilibre entre l’offre et la demande d’emploi s’est aggravé avec la crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de covid-19.

Au regard de ce qui précède et des nouveaux défis du marché de l’emploi, le président de la République a initié la réforme de l’organisme national de gestion de l’emploi en renforçant ses missions.

Par ailleurs, les nouveaux contrats de travail contenus dans le Code du travail, l’amélioration du cadre des affaires, la diversification de notre économie et la réforme de la formation professionnelle sont autant d’éléments qui viendront réduire significativement le taux de chômage dans notre pays.

EE : Concernant l’autonomisation des jeunes, vous avez lancé une opération baptisée « un Taxi, un Emploi, un Avenir ». Quel en est le principe et quels sont les résultats obtenus ?

Je crois fermement qu’une des solutions pour lutter efficacement contre le chômage est l’auto-emploi. C’est dans ce cadre que s’inscrit le projet « un Taxi, un Emploi, un Avenir » qui est une opportunité supplémentaire offerte aux compatriotes pour faciliter leur insertion professionnelle à travers leur autonomisation.

Face à la réticence des établissements bancaires à accorder les financements aux promoteurs et en particulier aux jeunes en absence d’assises financières et de garanties solides, l’option retenue par l’Office national de l’emploi est de s’appuyer sur son fonds de garantie dénommé « Fonds ONE-Entreprendre » pour contracter le crédit à la place des jeunes et de mettre à leur disposition des véhicules neufs à usage de taxi.

Cette approche permet facilement aux établissements bancaires de financer le projet sur une période de quatre ans.

Pour permettre à l’ONE de rembourser le prêt sur une période de quatre ans, chaque chauffeur de taxi devra verser, chaque jour excepté le dimanche, une recette journalière auprès de l’établissement bancaire auprès duquel le crédit a été contracté. La somme journalière est de 24 000 F CFA décomposée comme suit: 22000 FCFA pour couvrir toutes les charges d’exploitation, y compris le remboursement du crédit, et 2000 FCFA pour la prise en charge du coût mensuel du superviseur qui assure le suivi de dix chauffeurs.

En résumé, les bénéficiaires deviendront propriétaires d’un premier véhicule au bout de 4 ans et l’ONE se tiendra à leur côté pour l’acquisition d’un véhicule supplémentaire tous les 2 ans, avec la création subséquente de nouveaux emplois.

Ce projet vise un objectif d’au moins quatre-vingt-dix taxis d’ici à 2023. À ce jour, dix compatriotes ont bénéficié chacun d’un véhicule remis par Madame le Premier ministre, chef du Gouvernement, le 7 avril 2022. Au moins, quarante véhicules supplémentaires seront acquis d’ici au 30 septembre 2022, dix par l’ONE via notre partenaire financier EDG et trente avec le concours de la Comilog.

EE : Avec la Banque mondiale, vous avez lancé un projet de développement des compétences et de l’employabilité appelé Prodece. Ce programme était destiné à former 6 500 jeunes en 5ans. Quels en sont les résultats ?

L’État gabonais a obtenu, en effet, de la part de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), un prêt pour financer le Prodece.

Le Prodece comprend trois composantes : extension de l’offre de formation et développement des compétences dans les secteurs porteurs de croissance ; amélioration de l’employabilité, insertion des jeunes et promotion de l’entrepreneuriat, renforcement des capacités institutionnelles et gestion du projet. L’Office national de l’emploi a été désigné comme agence d’exécution de la composante 2.

Cet objectif de 6 500 a été revu à la hausse à 6 700, à savoir 2 400 pour la sous composante 2.1 relative au programme de formation par l’apprentissage dual et 4 300 pour la sous composante 2.2 relative aux programmes de stages en entreprise (3 800) et de formation-adaptation (500).

La mise en œuvre de ces deux sous-composantes a permis d’enregistrer les résultats suivants : 2 218 jeunes en apprentissage dual, soit 92,41 % parmi lesquels 244 ont été insérés, 3 949 jeunes en stage, soit 104 % dont 812 insérés, et 223 jeunes en formation-adaptation, soit 44,6 % pour 75 insérés. Pour un objectif de départ de 6 700, ce sont 6 390 jeunes qui ont bénéficié des programmes financés dans le cadre du Prodece, soit un taux de 95,37 %.

Il est à noter que les placements en apprentissage dual et en formation adaptation ont été interrompus du fait de la restructuration de ce projet et donc de la restriction des lignes budgétaires y afférentes.

Par ailleurs, dans le cadre de la sous-composante 2.3 relative à la promotion de l’entrepreneuriat, 560 jeunes issus des sous-composantes 2.1 et 2.2 ont été formés et 146 d’entre eux installés sur un objectif de 275, soit 53 %. La mise en œuvre de cette sous-composante se poursuit.

Monsieur Koumba Kombila, chef de projet structuration de la filière thonière

À ce jour, nous avons peu de spécialistes de ce domaine au Gabon, nous avons donc dû faire appel à des expertises externes pour relancer les activités de l’usine. Le passage à l’état de pandémie à quasiment bloqué les échanges au niveau global. Nous avons donc eu beaucoup de mal à acheminer nos experts jusqu’au Gabon.

EE : Monsieur Koumba Kombila, vous travaillez à la conception et à la coordination de la politique de la mer, pour la protection du milieu, la valorisation des ressources marines, à la gestion intégrée et concertée des activités liées à la mer et au littoral. Par cette fonction menée au sein de la présidence de la République du Gabon, vous avez été désigné naturellement en qualité d’expert pour la taskforce dans le but de structurer la filière thonière. Pour ce faire, vous avez réhabilité les locaux de Sifrigab, qui appartiennent au patrimoine de l’État. Cette structure est-elle opérationnelle ? Quel en est le potentiel ?

Effectivement, je travaille depuis près de 20 ans dans le domaine, j’ai eu le privilège d’exercer quasiment dans tous les corps de métier de cette filière. D’abord au lancement de l’usine Sifrigab en 2005, où j’ai occupé des responsabilités importantes pendant près de 10 ans, tant dans la transformation que dans la gestion des navires. Ensuite en 2015, le président de la République m’a fait confiance en me nommant à ses côtés afin de mettre en œuvre la vision Gabon bleu et de gérer durablement nos écosystèmes et nos ressources halieutiques.

L’ambition du Gouvernement est de capitaliser les expériences du passé pour faire du Gabon un poids lourd du thon dans le golfe de Guinée. Même si l’usine est une pièce maîtresse de ce dispositif, il est primordial de créer un climat des affaires propice à l’investissement dans ce secteur qui, de surcroît, est concurrentiel. Nous nous devons d’être compétitifs. C’est à cette condition que nous pourrons créer un écosystème favorable à l’accueil des navires et à leur maintenance, au débarquement des captures et enfin à la transformation du thon.

L’infrastructure Sifrigab, propriété du Gabon, est parfaitement opérationnelle. Pour le confirmer, nous avons mené deux audits, l’un sur l’infrastructure et l’autre sur la chaîne de transformation. Il y a certes des travaux de maintenance à faire, mais rien qui compromette la mise en route de l’usine. Ces audits nous ont également permis de confirmer le potentiel de traitement qui est de 10 000 tonnes de thon par an.

EE : Consécutivement à l’étude du plan prévisionnel, quelles sont les perspectives industrielles, commerciales et économiques ? Combien d’emplois prévus ? Quelles formations ? Quels sont les accords signés, avec qui ?

Notre stratégie de développement sur 10 ans se fera en deux phases. Tout d’abord l’opérationnalisation totale de Sifrigab à l’horizon 2023, qui traitera à terme 10 000 tonnes de thon par an et permettra ainsi de créer 1 000 emplois directs et 3 000 emplois indirects.

Dans un deuxième temps, il est prévu de construire une nouvelle usine et des chambres froides dans l’enceinte du New Owendo Port (NOIP). Le renforcement des infrastructures de stockage et de transformation va consacrer notre pays comme un acteur majeur du thon sur le continent. Cette deuxième phase créera 3 000 emplois directs et 9 000 emplois indirects, avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 100 mds de F CFA. Cette filière est pourvoyeuse d’emplois et les métiers exercés sont nombreux et variés. Ils vont des manutentionnaires aux ingénieurs agroalimentaires en passant par l’électromécanique. Les services ne sont pas non plus en reste avec l’assistance aux navires.

En février 2021, le Gabon a signé avec l’Union européenne un « accord de partenariat de pêche durable » qui prévoit notamment le débarquement de 30 % des captures pêchées au Gabon. Dans le même élan, le Gouvernement organisera en juillet de cette année un forum dédié aux investisseurs de la filière. Trois d’entre eux ont déjà clairement manifesté leur intérêt.

EE : Le Gabon est-il possesseur de sa propre flotte de bateaux de pêche ?

En avril 2019, le Gabon a procédé à l’ouverture officielle du registre international gabonais des navires, destiné à l’immatriculation des navires du monde sous juridiction gabonaise. C’est donc l’acte de figurer au registre international gabonais et de battre le pavillon de notre pays qui fait de lui un navire de pêche gabonais. Je tiens à faire cette nuance auprès des lecteurs, afin qu’ils ne pensent pas que l’État gabonais est propriétaire de navires. Donc oui, nous avons bien une flotte de chalutiers battant pavillon gabonais. En revanche, nous n’avons pas encore de navire de pêche au thon gabonais. Mais cela ne saurait tarder, car certains armateurs ont manifesté leur volonté de figurer au registre international de notre pays.

Monsieur Pierre_Mounanga, conseiller spécial chargé de missions du président de la République

EE : Monsieur Pierre Mounanga, vous êtes chargé d’étudier et de veiller à la réalisation du renforcement de la capacité d’accueil et à la qualité du réseau routier national. Pouvez-vous nous faire un point sur l’avancée des travaux de la Transgabonaise ?

Le projet de la Transgabonaise est un projet routier phare impulsé par le chef de l’État, et mis en œuvre par le gouvernement gabonais dans le cadre d’un partenariat public-privé signé en octobre 2019 entre l’État et la Société autoroutière du Gabon (SAG).

Les travaux de ce chantier, long d’environ 828 km, ont démarré par la section routière la plus fréquentée, c’est-à-dire le tronçon PK24–PK105 (Nsilé) de la route nationale 1. Particulièrement dégradé, ce tronçon draine en effet à lui seul près de 80 % du trafic des véhicules circulant sur l’axe Libreville – Franceville.

Après appel d’offres, ces travaux ont été confiés à l’entreprise internationale Afcons Infrastructures qui, aujourd’hui, est mobilisée sur trois fronts : entre le PK24 et Ntoum, tronçon qui sera élargi en 2x2 voies (deux voies de circulation dans les deux sens), le tronçon PK50–PK75, nouvellement bitumé à plus de 50 % à l’heure actuelle, et le tronçon PK95–PK105, où l’entreprise est à pied d’œuvre pour la réalisation des ouvrages de canalisation des eaux avant d’entamer les travaux de bitumage.

La sectionPK24-PK105 (81km) de la route nationale 1 devrait donc être livrée d’ici la fin de l’année 2022 et l’élargissement entre le PK24 et Ntoum devrait l’être au cours du premier trimestre 2023.

En ce qui concerne les phases suivantes du projet, le recrutement par appel d’offres des entreprises de construction routière est en cours. Il est ainsi prévu de démarrer parallèlement ces différentes phases, avec en priorité les travaux de réhabilitation de la section Nsilé–Ndjolé–Bifoun (119 km) dès juillet 2022, et ceux du tronçon Franceville– Mikouyi (204km), au cours du troisième trimestre de l’année en cours.

Le projet de la Transgabonaise est donc en pleine phase d’accélération, après les quelques ralentissements que nous avons connus en 2020 et 2021, liés d’une part à la crise sanitaire due à la pandémie de covid-19 et d’autre part aux opérations de déplacement d’environ 1 200 personnes situées dans l’emprise du projet et aujourd’hui compensées financièrement par l’État, selon les standards internationaux, pour assurer leur réinstallation.

EE : Où en est ce projet de la réalisation de la bretelle d’accès à l’aéroport qui permettra aussi un accès direct à Akanda, permettant ainsi d'éviter les embouteillages de l’accès à la Sablière ? Pouvez-vous nous confirmer que cet ouvrage est financièrement assuré par Olam ? Êtes-vous chargé des estimations du coût des expropriations ? Ces travaux ont-ils fait l’objet d’un appel d’offres ? Quelle est la société de travaux publics lauréate de marché ?

Le projet de construction de la bretelle d’accès au nouvel aéroport international de Libreville, qui reliera le nord du Grand Libreville au rond-point du Camp de Gaulle par une route d’environ 6 km en 2x3 voies (trois voies par sens de circulation), est également un projet prioritaire du PAT.

Les études d’avant-projet, qui ont permis de déterminer le tracé optimal de la route, sont aujourd’hui achevées et les dernières négociations sont en cours avec l’entreprise de construction routière présélectionnée sur la base d’un appel d’offres. Le nom de cette entreprise sera très prochainement rendu public. Le démarrage des travaux est prévu pour juin 2022.

Ce projet d’infrastructures est le fruit d’un partenariat public-privé (PPP) entre l’État gabonais et Gsez Airport (groupe Arise). Dans le cadre de ce PPP, Gsez Airport, concessionnaire de l’aéroport international Léon Mba de Libreville, s’est en effet engagé à financer et à construire un nouveau terminal sur le site actuel de l’aéroport ainsi que la bretelle d’accès au nouvel aéroport international de Libreville.

Les estimations liées au coût des expropriations et de la réinstallation des populations identifiées dans l’emprise du projet sont actuellement réalisées par un cabinet international spécialisé, en partenariat avec l’Anuttc. Livrées au cours de ce mois, ces évaluations nous permettront de déterminer les compensations à verser aux populations concernées, qui seront entièement indemnisées.

EE : La construction du bassin versant de Nzeng-Ayong a été considérée comme réceptionnée en novembre dernier. Lancé en 2012, son aménagement était censé offrir une belle bouffée d’oxygène aux habitants de ce quartier en proie à des inondations récurrentes, mais les mêmes problèmes persistent. Comment l’expliquer ? Quels sont les projets pour venir à bout de cet ouvrage ?

Le nouveau canal en béton d’un linéaire de 2,3 km allant de l’échangeur de Nzeng-Ayong au pont de la Nouvelle Cité et inauguré en novembre 2021 par Mme le Premier ministre, chef du gouvernement, permet en effet de drainer les eaux pluviales du bassin versant de Nzeng-Ayong.

Cet ouvrage a permis de réduire considérablement les épisodes d’inondations dans ce quartier très densément peuplé.

Aujourd’hui, pour juguler complètement le phénomène d’inondation dans cette zone, il reste à réaliser la jonction du canal nouvellement construit avec le bras de mer situé à 1,7 km du pont de la Nouvelle Cité. Cela permettra de capter les eaux de pluie tout le long de l’ouvrage et de les déverser dans la mer, exutoire final. Ce canal de 1,7 km servirait également à capter les eaux drainées par le canal en construction du bassin versant de Terre Nouvelle, pour les faire aboutir au même bras de mer.

À ce stade, les évaluations du bâti situé dans l’emprise du canal à réaliser ont été réalisées. La prochaine étape sera d’indemniser et de réinstaller les populations touchées avant la démolition du cadre bâti. La libération de l’emprise permettra alors de lancer les travaux définitifs d’élargissement et d’aménagement du canal jusqu’au bras de mer. Ce projet est d’ores et déjà inscrit au titre du PAT dans les priorités du ministère des Travaux publics, de l’Équipement et des Infrastructures pour l’année 2022.

Toussaint Nkouma, responsable de la construction de la Baie des Rois

Les différentes task-forces ont été mises en place par le Gouvernement en février 2020. Comme pour toutes les activités du pays, voire à l’échelle internationale, la taskforce « Relance des chantiers immobiliers à l’arrêt » a fortement subi l’impact de cette pandémie, notamment dans le cadre des échanges avec les différents partenaires : de nombreux contrats de partenariats n’ont pu être finalisés. Les travaux ont connu beaucoup de retard dans la fourniture des matériels et équipements importés.

EE : Monsieur Toussaint Nkouma, parallèlement à vos fonctions de président du conseil d’administration du Faner (Fonds autonome national d’entretien routier), vous êtes nommé responsable de la construction de la Baie des Rois parmi les experts de la task-force. Le 16 mars, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme a annoncé qu’une partie du chantier de la Baie des Rois sera livrée en août 2022. De quelle partie s’agit-il ?

Je vous remercie de l’honneur que vous me faites de pouvoir échanger avec vous sur l’important projet urbain qu’est la « Baie des Rois ».

Avant de répondre à votre question, permettez-moi d’apporter les précisions suivantes : je suis le responsable de la taskforce « Relance des chantiers immobiliers à l’arrêt », dont le ministre-chef de file est le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Cette task-force a pour objectif de redynamiser le secteur de la construction et de l’immobilier.

Parmi les chantiers à relancer, comptent ceux de la Société nationale immobilière (SNI), de la Caisse des dépôts et de consignation (CDC) et du Fonds gabonais d’investissement stratégique (FGIS), notamment le projet de la Baie des Rois.

En effet, la gestion du projet de la Baie des Rois est assurée par la société d’aménagement Façade maritime du Champ triomphal (FMCT) créée en 2015. Cette entreprise est une filiale du FGIS.

Sur le plan institutionnel, un comité de pilotage du projet de la Baie des Rois a été créé par arrêté n° 0516/PM du 9 juillet 2021. Ce comité de pilotage a pour mission de coordonner et de suivre la mise en œuvre du projet de la Baie des Rois, il comprend : un représentant du FGIS – président ; un représentant de la présidence de la République – membre ; un représentant du Premier ministre – membre ; un représentant du ministère chargé de l’Économie – membre ; un représentant du ministère chargé des Travaux publics – membre ; un représentant du ministère chargé de la Promotion des investissements – membre ; le chef de projet de la task-force « Relance des chantiers immobiliers » – membre; un représentant de l’Anuttc – membre ; un représentant de FMCT – membre.

Pour répondre à votre question, il me plaît de confirmer qu’il s’agit de deux lots de travaux dont la livraison est prévue en août 2022 : la promenade nord du front de mer, soit 1,2 km d’espaces publics avec kiosques commerciaux, jardins parcours sportifs, etc., et la station d’épuration pour les eaux usées qui permettra de traiter les eaux usées avant rejet dans la nature.

EE : Quels sont les problèmes relatifs aux retards cumulés de la livraison de la Baie des Rois qui font couler tellement d’encre ? Pour y faire face, quels sont vos conseils et suggestions ?

Tout d’abord, il convient de rappeler qu’un projet urbain de cette dimension se développe sur plusieurs années. Trois phases sont prévues sur la Baie des Rois : le remblaiement sur la mer en phase 1 ; la viabilisation des terrains en phase 2 ; et le développement immobilier en phase 3.

À ce jour, un quart du projet a été viabilisé (12 ha face à l’hôpital J. Ebori). Il est prêt à la construction d’immeubles. Les phases 1 et 2 ont été portées par la FMCT. La phase 3 doit être portée essentiellement par le secteur privé, notamment des promoteurs immobiliers.

Le retard constaté est dû à un facteur majeur : la crise immobilière qui a freiné les investisseurs privés depuis plus de trois ans. Le projet connaît de meilleurs résultats du fait de la relance de l’économie gabonaise. En effet, des dispositions spécifiques ont été mises en œuvre afin de contacter des partenaires privilégiés pour accompagner le financement des projets immobiliers.

Ces contacts ont permis des développements immobiliers avec des partenaires locaux et internationaux. Il paraît important de préciser qu’une stratégie de communication est mise en place. Elle vise à informer et sensibiliser le grand public quant aux avancées des travaux.

EE Quels sont les ambitieux projets envisagés sur ce site et dans quelles mesures leur réalisation répond-elle au respect des mesures écologiques ?

Là aussi, il faut préciser que le projet répond aux objectifs de développement durable tels que définis par l’Onu.

Les bâtiments développés sur la Baie des Rois sont écoresponsables et ont reçu une certification environnementale (Edge). Cette certification est un système de certification des bâtiments écologiques mis en place par la Société financière internationale et visant à faciliter la conception et la certification de bâtiments économes en ressources et sans émission de carbone.

La construction d’un bâtiment de bureaux de 4 000 m2 a débuté en avril 2022 et le démarrage d’un second bâtiment de 6 000 m2 est prévu pour septembre 2022.

Le projet de la Baie de Rois comporte plusieurs volets ambitieux dont certains sont en cours de développement : la construction d’un port de plaisance, livraison 2023 ; la construction d’un centre hôtelier et centre de conférences, démarrage des travaux en 2023 ; la construction d’un centre commercial d’environ 20 000 m² (études en cours) ; le développement d’un pôle santé (études en cours) ; le développement de plusieurs bureaux et appartements (études en cours).

Conçu comme un pôle attractif pour rehausser le profil de Libreville en tant que capitale régionale, le projet de la Baie des Rois est destiné à devenir la vitrine du Gabon. La réalisation de la Baie des Rois répond aux exigences d’une ville durable et les projets répondent également au respect des mesures écologiques. Pour certains projets, les travaux de construction sont réalisés avec des structures en bois local.

EE : Qui sont les maîtres d’œuvre de ce gigantesque chantier ? Quels sont les atouts qui leur ont permis de remporter ces marchés ?

Il existe plusieurs maîtres d’œuvre et plusieurs entreprises qui sont intervenues depuis 2016, date à laquelle le FGIS a repris le projet par le biais de sa filiale FMCT. Nous pouvons citer, parmi d’autres : Egis, Cotexa, Ingerop, Study, Deloitte et les entreprises CFHEC, Colas, Seteg, EcoWood… Leurs atouts premiers sont l’expertise technique et environnementale exigée sur ce type de projets et le respect du cahier des charges de la Baie des Rois.

Madame Célestine Ba Oguewa, chef de projet de la task-force opérationnalisation des établissements publics de formation professionnelle et assimilés.

En effet, la déclaration de l’OMS du passage du virus de la covid-19 à une pandémie mondiale a eu un impact important sur nos prérogatives. Il s’agit notamment des mesures restrictives qui ont retardé le démarrage des chantiers et du retard de livraison des équipements et autres matériels de construction à cause de la crise du fret maritime et de la fermeture des frontières.

Permettez-moi de mieux vous situer le contexte avant d’aborder les questions que nous allons évoquer lors de notre entretien.

Depuis les états généraux de l’éducation, de la recherche et de l’adéquation formation-emploi organisés les 17 et 18 mai 2010, le président de la République s’était fortement engagé à réformer le système éducatif du Gabon afin qu’il devienne une référence capable de former les Gabonais et les Gabonaises nécessaires pour répondre aux besoins en main d’œuvre qualifiée des secteurs économiques clés.

Le 17 août 2018, lors de son discours à la nation, il a confirmé son engagement et sa détermination par la création d’une taskforce sur l’éducation. En janvier 2021, lors de l’adoption du Plan d’accélération et de transformation (PAT), le chef de l’État a réaffirmé cette volonté sans cesse croissante par la création de plusieurs task-forces chargées d’accélérer la cadence des projets du PAT, sous la conduite de Madame le Premier ministre, Rose Christine Ossouka Raponda.

Par arrêté n° 00229/PM du 22 mars 2022 portant nomination des chefs de projets de la task-force des réformes du PAT, j’ai été confirmé, chef de projet de la task-force « Opérationnalisation des établissements publics de formation professionnelle et assimilés », dont la mission consistait essentiellement à l’ouverture des centres de formation professionnelle.

EE : Madame Célestine Ba Oguewa, votre rôle initial consiste à accroître la capacité d’accueil et de diversifier l’offre de formation professionnelle pour répondre aux besoins en main-d’œuvre qualifiée des secteurs économiques clés. Quels sont les secteurs qui souffrent particulièrement de ce manque de qualification ?

De prime abord, mon rôle consiste à augmenter les capacités d’accueil des établissements et de diversifier l’offre de formation professionnelle pour répondre aux besoins en main-d’œuvre qualifiée de notre économie. Les secteurs clés qui manquent particulièrement de qualification en main d’œuvre sont ceux identifiés dans le PAT. Il s’agit notamment de la forêt, du tourisme, les TIC, des transports et de la logistique, et enfin de l’agriculture.

Ces insuffisances se ressentent à plusieurs niveaux de qualification professionnelle favorisant ainsi l’inadéquation formation emploi et partant le taux de chômage, particulièrement chez les jeunes.

L’objectif de la réforme de la formation professionnelle est de favoriser l’insertion professionnelle des apprenants et le développement des compétences adapté aux besoins des secteurs cités ci-dessus. Aussi, pour atteindre cet objectif, la task-force a notamment pour mission de mobiliser l’ensemble des moyens humains, pédagogiques et matériels nécessaires à l’opérationnalisation des établissements en cours de construction, de réhabilitation ou en extension. Toutefois, il y a lieu d’indiquer que cette vision du chef de l’Etat ne perdurera que s’il est mis en place un système de gouvernance des établissements concernés impliquant tous les acteurs de la formation professionnelle (apprenants, formateurs, secteur privé et société civile).

EE Pourquoi le terme de formation n’est-il pas intimement lié à l’apprentissage ou à l’alternance ?

Si si, le terme apprentissage est intimement lié à la formation dans nos établissements quand bien même l’alternance sur laquelle repose l’apprentissage est encore faiblement pratiquée. Mais le processus est en cours. Je vous informe que depuis le 17 février 2016, il existe un décret relatif à la mise en œuvre de l’apprentissage comportant deux formes d’éducation alternée associant la formation au cœur de l’entreprise et dans la structure de formation professionnelle. Les concertations sectorielles avec les opérateurs économiques sont permanentes au sein de la Chambre des métiers.

Vous voulez savoir s’il y a eu des études ? Je réponds par l’affirmative, car nous avons clôturé l’année dernière un projet sur l’apprentissage dual mis en œuvre par l’Office national de l’emploi (ONE) dont les conclusions sont encourageantes puisqu’ayant touché plus de 2 500 jeunes sur la base de ces résultats, la pérennisation de l’apprentissage à travers le maillage de tous les établissements de formation et la reconnaissance d’un statut particulier au maître-artisan ou tuteur sont en cours.

EE Quels sont vos principaux partenaires dans la réalisation de votre mission ?

Les principaux partenaires de la task-force sont notamment les administrations centrales transversales intervenant dans la matérialisation de ces missions (formation professionnelle, enseignement technique, budget, comptabilité publique, dette, infrastructures et équipements, urbanisme et cadastre, ONE, Agence nationale des bourses, l’Agence nationale de la formation et de l’enseignement).

Nous avons également les partenaires au développement qui accompagnent le Gabon dans ce défi. Il s’agit de la Banque africaine de développement et de la Banque mondiale, à travers les projets Prodece et Rcejps, d’Exim bank, dont les responsables d’unité sont membres de la task-force, ainsi que de la Confédération patronale du Gabon.

EE Quelles sont les principales réalisations dans votre secteur ?

Pour ce qui est des centres de formation professionnelle, on en dénombre seize, dont six nouveaux. Parmi les nouveaux comptent les centres internationaux multisectoriels d’enseignement professionnel de Nkok, Mvengué et Ntchengué. Les deux premiers sont déjà ouverts et opérationnels. Ainsi, quatre nouveaux centres sont disponibles et dix autres en cours de réhabilitation et d’extension, ainsi que onze lycées techniques. Cinquante-cinq curricula et programmes de formation ont été validés. Cent-soixante-et-onze formateurs et conseillers pédagogiques sont disponibles.

EE Quelles sont les problématiques réelles que vous rencontrez et qui constituent un frein au développement de votre mission ?

Les principales problématiques que nous rencontrons sont l’exécution des travaux pendant que les établissements fonctionnent ; la forte pluviométrie des deux dernières années ; les difficultés liées à la livraison des chantiers dans les délais contractuels. Toutefois, le taux de réalisation est globalement satisfaisant.

le 24 mai 2022

La rédaction

PAT, Gabon, PSGE, Economie, Industrie


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