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Interview UN DES GRANDS CHANTIERS DE L'ANNÉE

Créée en 1990 par M. Hans Fahrni, actuel président du conseil d’administration, l’entreprise Faco Construction est une société anonyme au capital de 100000000FCFA. Scindée en trois grands pôles complémentaires, BTP tous corps d’état, menuiserie, ébénisterie, faux plafonds, Faco Construction développe ses activités depuis son QG implanté dans le 5e arrondissement de Libreville. Faco Construction est aujourd’hui un acteur économique important dans l’industrie du BTP et compte actuellement environ 120 employés permanents, tous corps de métiers confondus. L’entreprise est très largement impliquée dans la construction de la nouvelle ambassade de France édifiée sur 1179 m² pour une surface utile de 13000 m². Nous avons rencontré M. Jean-Pierre Grelon, directeur général de Faco Construction.

 

Échos de l’Éco : Monsieur Grelon, où en est le chantier de la nouvelle ambassade de France? Il a été lancé en février 2019, juste avant le début de la pandémie. Quel fut l’impact de cette dernière sur ce chantier? Avez-vous pris du retard ?

Ce chantier complexe en est actuellement à 95 % d’avancement du gros œuvre, c’est -à dire qu’il est en phase finale. La pandémie a imposé un gros coup de frein à l’ensemble de nos activités pendant environ trois mois. J’ose parler d’un presque arrêt, ce qui nous a imposé une refonte de notre charte hygiène et sécurité pour pouvoir reprendre et continuer nos travaux.

Mais au ralenti. Cela a donc entraîné un décalage et des surcoûts. Il s’agit d’un cas de force majeure, ce qui n’a rien à voir avec des problématiques techniques.

Nous devinons aujourd’hui l’esthétique de l’architecture de ce bâtiment. Pouvez-vous nous donner des chiffres correspondant à cette imposante façade en bois? Quelle est l’essence utilisée? Pourquoi ce choix? Quel en est le poids total? Comment a-t-il été coupé et transporté ?

Nous avons posé l’ensemble de l’habillage bois extérieur. Ce bois gabonais certifié FSC est du padouk. Qui dit FSC dit qu’il provient d’exploitations forestières qui assurent la replantation et respectent l’écosystème local tout en permettant la traçabilité du bois. Ce choix d’essence a été conditionné par le fait qu’il répond aux contraintes d’une exposition extérieure, il n’a donc pas besoin de traitement pour résister au temps. Il a aussi une autre qualité, il est parfaitement adapté aux colles qui ont été utilisées pour la fabrication de ces ailettes. Pour réaliser ces ailettes, nous avons eu besoin au départ d’environ 260 mètres cubes de bois scié et séché. Un mètre cube représente environ 850 kilogrammes. Une fois travaillé, c’est-à-dire scié, abouté, assemblé, collé et mis en forme, il revient à dire que nous avons posé environ 150 mètres cubes d’ailettes soit, environ 130 tonnes de bois.

Ce chantier vous a-t-il permis de créer des emplois ?

Oui bien sûr, chaque chantier nous permet de créer des emplois, mais aussi et surtout de former à la fois à de nouvelles techniques, à des utilisations d’outils et matériaux divers et variés, ainsi qu’à la qualité et aux règles de sécurité. C’est grâce à la mise en place de ces nouvelles techniques que nos collaborateurs évoluent et progressent.

Sur quels autres ouvrages travaillez-vous actuellement ?

À ce jour, nous sommes en train d’agrandir la gare à Moanda pour la Setrag, de réhabiliter le nouveau siège de la Cosumaf à Libreville, et de réaliser le génie civil des futures passerelles piétonnes pour le compte d’Ecowood.

Quel est le climat des affaires dans votre secteur d’activité? Quelles sont les perspectives?

Je dirais que c’est compliqué. La pandémie a beaucoup compliqué le relationnel et par conséquent le développement. Malheureusement, cela a entraîné des incidences financières importantes sur de nombreuses matières premières tout en nous obligeant à augmenter le volume des équipements individuels de protection. Toutefois, l’avenir s’annonce positif, les portes s’ouvrent à nouveau en grand, les perspectives sont donc au vert.

le 14 septembre 2021

La Rédaction

Faco Construction


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