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Actualité AMBASSADRICES, AMBASSADEURS, RESPONSABLES D'INSTITUTION, CHEFS D'ENTREPRISE... ELLES ET ILS S'EXPRIMENT…

Égalité, parité, équité, diversité de genre, pluralité, partage des responsabilités, équilibre des sexes, mixité… Le lexique de la question femmes/hommes s’est considérablement enrichi au cours de ces dernières années, à mesure que la réflexion montait en maturité. Mais si les éléments de langage sont aujourd’hui plus variés, deux d’entre eux occupent une place à part dans le discours sur le genre : « mixité » et « parité ». Les Échos de l’Éco remercient très chaleureusement les ambassadrices, les ambassadeurs, les responsables des hautes institutions, les directeurs généraux et autres personnalités de l’intérêt dont ils témoignent pour la défense de cette cause.

Interview croisée adressée à mesdames les ambassadrices de l’Union Européenne et du Liban, à messieurs les ambassadeurs de France et d’Egypte.

Questions communes : Malgré la pandémie, 23 pays ont amélioré leurs lois pour favoriser l’inclusion économique des femmes en 2021. Le Gabon occupe le 9e rang sur 54 pays du continent, avec une note de 82,5 sur 100 sur le plan économique et juridique. Quelle place occupe la femme dans votre pays ? Quelle est votre appréciation du sujet vis-à-vis du Gabon ? Quelle comparaison êtes-vous en mesure de souligner ? En votre qualité d’ambassadeur, vous impliquez-vous à ce sujet dans votre pays d’accueil, le Gabon ? Si oui, à quel niveau ?

Madame Rosario Bento Pais, ambassadrice de l'Union européenne

Je suis originaire du Portugal, mais en tant qu’ambassadeur de l’Union européenne, je représente 27 pays de l’UE. Je vais donc parler de la situation actuelle dans l’UE.

Bien que des inégalités subsistent, l’UE a réalisé des progrès importants en matière d’égalité hommes-femmes au cours des dernières décennies grâce à trois axes particuliers : la législation concernant l’égalité de traitement, l’intégration de la dimension de genre dans toutes les politiques ; l’adoption de mesures spécifiques en faveur de l’émancipation des femmes.

Parmi les tendances positives, on note une augmentation du nombre de femmes sur le marché du travail et des progrès en termes d’éducation et de formation.

La disparité entre les sexes demeure toutefois bien réelle et, sur le marché du travail, les femmes sont toujours surreprésentées dans les secteurs les moins rémunérés, et sous-représentées aux postes à responsabilités.

Selon Eurostat, 66,2 % des femmes de 20 à 64 ans occupaient un emploi en 2020 dans l’UE.

Un taux en augmentation depuis près de dix ans (60,9 % en 2011). Mais il reste inférieur de plus de 10 points à celui des hommes : en moyenne, 77,2 % d’entre eux avaient un emploi dans l’UE en 2020. L’écart entre les taux d’emploi des femmes et des hommes est donc toujours considérable dans de nombreux pays. C’est à Malte que les inégalités entre les sexes sont les plus marquées en la matière, avec une différence de près de 20 points : seuls 67,8 % des femmes de 20 à 64 ans avaient un emploi en 2020 contre 85,6 % des hommes. À l’inverse, c’est en Lituanie, où 75,8 % des femmes travaillaient à cette période contre 77,5 % des hommes, que l’écart est le plus faible.

La stratégie 2020–2025 de l’UE pour l’égalité entre les hommes et les femmes répond à l’engagement pris par la Commission européenne de parvenir à une Union de l’égalité. Elle présente des objectifs et des actions visant à accomplir, d’ici à 2025, des progrès significatifs vers une Europe respectueuse de l’égalité entre les hommes et les femmes. Le but est de parvenir à une Union où les femmes et les hommes, les filles et les garçons, dans toute leur diversité, sont libres de suivre la voie qu’ils ont choisie dans la vie, ont les mêmes chances de mener une vie prospère, et peuvent participer à notre société européenne et la diriger en toute égalité.

Parmi les premiers résultats attendus de la stratégie figurent des mesures contraignantes en matière de transparence salariale, que la Commission a proposées le 4 mars 2021.

Je loue la vision du gouvernement gabonais qui multiplie les initiatives pour moderniser la société. C’est un excellent exemple en Afrique. Le président de la République a institué la décennie de la femme en 2015. Depuis, plusieurs lois ont été adoptées pour défendre les droits des femmes, en particulier les quotas d’accès des femmes et des jeunes aux élections politiques, la lutte contre le harcèlement sexuel en milieu professionnel, le programme d’égalité des chances, la pénalisation de la violence contre les femmes et, en janvier 2018, une révision de la Constitution sur le principe de la parité entre les hommes et les femmes. En septembre 2020, une « Stratégie de promotion des droits de la femme et de réduction des inégalités » a été présentée par la fondation Sylvia Bongo. Cette stratégie fait un bilan et des recommandations très précises sur les points à améliorer. L’égalité suppose le renforcement de la citoyenneté et la participation équilibrée de tous au travail, aux ressources économiques, à la connaissance, au pouvoir dans la vie publique. Nous savons qu’il est difficile de mêler des mondes traditionnellement cloisonnés, pourtant il faut persister dans la lutte contre les stéréotypes. Comme partout ailleurs, le Gabon a tout à gagner à garantir des droits égaux en matière de prise de décision, à mettre fin aux violences sexistes et à l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes.

Madame Aline Younes, ambassadrice du Liban au Gabon

Cent ans après la proclamation de l’État du Grand Liban, nous nous devons de saluer les sacrifices consentis et les actions accomplies par les pionnières en vue d’instaurer l’égalité des genres. À chacune d’entre elles, qui ont surmonté les défis, qui sont arrivées aux positions les plus élevées partout dans le monde, et qui ont jeté les bases des changements positifs actuels et à venir, nous rendons hommage.

Voici quelques dates qui ont marqué l’évolution du statut de la femme au Liban depuis 1920, au niveau du droit comme sur les plans culturel et social, politique et économique.

1953 : la femme libanaise obtient le droit de vote ; 1963 : pour la première fois, une femme entre au Parlement libanais ; 1969 : la magistrature accueille la première femme juge ; 1974 : la femme libanaise acquiert le droit de voyager sans l’autorisation de son mari ; 1996 : ratification par le Liban de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ; 2002 : la Caisse nationale de sécurité sociale reconnaît à la femme assurée ayant des enfants à charge le droit de faire bénéficier ses enfants des allocations familiales ; 2018 : la ligne verte (hotline) est inaugurée pour recevoir les plaintes portées par la victime elle-même ou par tout autre témoin attestant d’un cas de violences domestiques ; 2020 : pour la première fois, les femmes constituent 30 % du gouvernement libanais. Une femme est nommée ministre de la Défense.

Vous l’aurez noté, les femmes libanaises occupent une place importante dans la société. Aujourd’hui, elles constituent aussi environ 70 % des pharmaciens, 25 % des médecins et 30 % des ambassadeurs du Liban à l’étranger. Durant les dernières années, le nombre de femmes dans les rangs de l’armée et des forces de sécurité a considérablement augmenté dans les divers domaines administratifs et opérationnels.

Concernant les jeunes, il est à noter que le pourcentage des étudiantes dans les comités représentant les étudiants dans les universités varie entre 25 et 46 %. Au niveau académique et universitaire, les femmes occupent 35 % des postes de direction et représentent 45 % du corps enseignant. Dans la magistrature et au barreau, le nombre des femmes se rapproche de celui des hommes. Les femmes occupent plus de 38 % des postes à responsabilité dans la fonction publique. Au niveau politique, les candidates aux élections législatives qui se tiendront le 15 mai 2022 sont au nombre de 157 et représentent 15 % de l’ensemble des candidats. Elles étaient 113 pour les élections précédentes en 2018. Aujourd’hui, la Commission nationale de la femme libanaise œuvre en coopération étroite avec divers ministères, administrations publiques, organisations de la société civile ainsi qu’avec les agences des Nations unies, en vue d’éliminer les discriminations contre les femmes au niveau des lois et des politiques gouvernementales comme au niveau des pratiques sociales.

La femme occupe une place centrale dans la famille au sein de laquelle elle remplit les responsabilités principales liées au bien-être de ses membres. Depuis quelques années, les passeports des Libanais portent mention du prénom et du nom de la mère. Et après un divorce, les femmes ont le droit de faire porter les noms de leurs enfants sur leur propre registre d’état civil. La modification de certaines lois relatives à l’état civil a impliqué pour certaines communautés religieuses l’établissement de l’âge de mariage à 18 ans et son interdiction avant 15 ans. »

Monsieur Seif Kandeel, ambassadeur d'Égypte

Concernant le rôle de la femme, l’Égypte a adopté la « Stratégie nationale pour l’autonomisation des femmes » en 2017, considérée comme un guide et une feuille de route pour tout le travail relatif à l’autonomisation des femmes, conformément aux objectifs du développement durable (ODD 2030) et en coordination avec les instances des Nations unies concernées par le sujet de la femme. En outre, l’Égypte a été le premier pays à mettre en œuvre une réponse immédiate à la situation de la femme pendant la pandémie.

La femme égyptienne occupe une place significative dans le pays, en particulier au sein du Gouvernement. Par exemple, le pourcentage de femmes ministres représente 25 % du cabinet. De plus, 98 femmes ont été recrutées au Conseil d’État en 2021. Les femmes occupent 30 % des postes dans le corps diplomatique. Et au Gabon, 50 % des personnels de notre ambassade sont des femmes. En 2021, l’Égypte occupe le 2e rang parmi les pays du Moyen-Orient sur le plan de la représentation des femmes. Elle a également amélioré les lois relatives aux droits de la femme dans différents domaines : social, économique et juridique.

Conformément aux lignes directrices initiées par S.E le président de la République Ali Bongo, le Gabon accorde une place significative à la femme, à son autonomisation et son intégration économique et sociale. Pour preuve, les efforts du gouvernement gabonais sur le plan législatif, avec des lois qui améliorent la vie de la femme (notamment le code du travail) et raffermissent ses droits (modifications des codes civil et pénal). De même, les importantes campagnes de sensibilisation lancées pour valoriser les droits des femmes vont également dans ce sens ainsi que, le 20 avril dernier, l’adhésion du Gabon au mouvement mondial « HeForShe » pour l’égalité des sexes qui découle d’un mouvement de solidarité lancée par l’Onu Femmes.

À travers son Conseil de la femme, l’Égypte donne des recommandations pour le renforcement du rôle de la femme et a adopté certaines lois afin d’améliorer ses conditions de vie. Parmi ces dernières : modification de la fonction publique, avantages accordés aux mères, levée des restrictions sur le travail des femmes la nuit ou dans les industries, avec mise en place de mesures de protection et de sécurité pour les femmes. L’Égypte a également lancé différentes campagnes pour encourager la création des micro-, mini- et moyennes entreprises portées par les femmes. Ce projet s’appelle « Forsa » c’est-à-dire « chance », et offre des programmes de prêts bonifiés.

Le Gabon et l’Égypte sont engagés dans des démarches similaires pour encourager l’autonomisation de la femme et renforcer son rôle, tout en sensibilisant la population à l’égalité entre hommes et femmes. L’Égypte apprécie les efforts du Gabon à cet égard. Le Gabon est un pays frère qui est invité à participer aux évènements organisés par l’Égypte sur le sujet de la femme. Citons notamment la participation de son Excellence Madame Prisca Koho, ancienne ministre des Affaires sociales et des Droits de la femme du Gabon, à la 8e session de la conférence ministérielle de l’organisation de la Conférence islamique pour les femmes sur le sujet de la préservation des acquis de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes à la lumière de la pandémie de covid-19 et au-delà, qui s’est tenue en juillet 2021 au Caire.

Monsieur Alexis Lamek, ambassadeur de France

L’égalité femmes-hommes est une priorité forte en France. Le président de la République Emmanuel Macron a fait de la question de l’égalité la grande cause de ses mandats. Cette ambition s’inscrit dans le cadre d’une évolution continue en faveur des droits des femmes depuis plusieurs décennies, tant dans la sphère politique et publique qu’au niveau professionnel ou dans la vie privée. La France a souhaité porter cette ambition au niveau international, en engageant une diplomatie résolument féministe avec la mise en place d’une stratégie internationale pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2018–2022). Celle-ci vise à placer la question de l’égalité au centre de tous les dispositifs portés par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et les agences françaises. Exemple de mesure concrète prise dans cette perspective : à partir de cette année, 50 % de l’aide publique au développement devront être affectés à des projets intégrant des mesures « genrées ».

Dans le cadre de notre diplomatie féministe, l’ambassade de France au Gabon a lancé plusieurs projets dont le projet FSPI Piscca « Égalité femmes-hommes au Gabon » dédié aux associations gabonaises œuvrant en faveur des droits des femmes, d’un montant de 235 000 euros pour l’année 2022.

Le Gabon porte une ambition remarquable, avec notamment la décennie de la femme 2015–2025 qu’avait décrétée le président de la République Ali Bongo Ondimba et la mise en œuvre du plan Gabon-Égalité 2025. Les récentes lois portant modification des codes civil et pénal auront des effets concrets importants dans la vie quotidienne des Gabonaises, en matière de santé ou d’insertion professionnelle, ou concernant le divorce par exemple. Au niveau politique et institutionnel, le Gabon se révèle exemplaire avec la présence de femmes à des postes de première importance (primature, ministères régaliens, présidence de la cour constitutionnelle et du Sénat, etc.).

La parité, les droits des femmes, la lutte contre les violences qui leur sont faites : ce sont des priorités partagées entre nos deux pays. Ces sujets font l’objet de plusieurs projets de partenariat que l’ambassade de France au Gabon porte aux côtés de ses partenaires gabonais.

 

Interview croisée adressée à messieurs les Directeurs Généraux de société

Monsieur Nicholas Achiri, directeur général Ecobank

En termes d’effectifs, il est noté que les femmes représentent aujourd’hui 56 % du personnel d’Ecobank Gabon tandis que l’égalité hommes/femmes est parfaite (50-50) dans la population des cadres.

Par ailleurs, notre politique interne met un accent particulier sur le renforcement des compétences et du leadership féminin ainsi que dans l’amélioration du taux de participation des femmes dans les instances de décision de la Banque. À titre d’exemple, nous avons renforcé le comité de direction par la nomination récente de trois nouvelles femmes, ce qui porte le ratio hommes/ femmes à 45/55 %.

Bien entendu, aucune différence n’est faite dans la rémunération : à poste égal, les femmes et les hommes perçoivent la même rémunération.

Au sein du Groupe, un vaste programme de mentorat des femmes a été mis en place et prend ainsi en charge la montée en valeur du personnel féminin des 33 pays où nous sommes présents, autant sur le plan professionnel que sur le plan personnel.

Au niveau national, nous voyons également le rôle prépondérant que jouent les femmes dans l’équilibre socio-économique du pays, et tout ceci de façon résiliente. Nous saluons les efforts importants consentis par les autorités pour assurer l’essor économique, social et professionnel des femmes, même si des progrès restent à faire. Le fait d’avoir une femme à la tête du Gouvernement, montre que la vision stratégique pour la croissance du pays devrait s’appuyer de plus en plus sur la compétence féminine, qui ne cherche d’ailleurs qu’à être valorisée.

Chez Ecobank, nous sommes persuadés que l’avenir sera meilleur lorsque les femmes seront pleinement parties prenantes des instances décisionnelles afin que leurs besoins pratiques et stratégiques soient efficacement pris en compte. C’est pourquoi, en appui aux efforts de l’État, nous avons mis en place un programme d’appui dénommé « Ellever » dont l’objectif principal est d’aider la femme gabonaise entrepreneure via un accompagnement sur mesure et grâce à des solutions financières personnalisées et des services à valeur ajoutée.

Du fait de mes convictions culturelles et religieuses, j’attache du prix à la question du genre, et je suis particulièrement engagé dans la valorisation du statut de la femme. En tant que père de jeunes filles, mais aussi époux, je pense que la valorisation du statut de la femme est véritablement une nécessité de développement de toute une société. Aussi, j’espère que ma modeste contribution pourra créer la différence et impacter positivement les femmes que je côtoie au quotidien autant professionnellement que personnellement.

Monsieur Léod Paul Batolo, directeur général Comilog

À Comilog, nous avons 20 % de femmes managers et visons les 30 % de femmes à l’horizon 2033. Au-delà des chiffres, le vrai sujet est celui de la compétence. Nous sommes le premier producteur mondial de manganèse et recherchons avant tout des talents de classe mondiale, quel que soit leur genre. Notre leitmotiv est « la bonne personne à la bonne place », et chaque fois que cette personne est une femme, elle doit avoir sa place. Aujourd’hui, au lieu de parler de compétences, nous nous devons de parler de genre, c’est la réalité des sociétés dans lesquelles nous vivons. Alors nous travaillons, activement, dans nos processus RH certes, mais surtout dans les états d’esprit afin de garantir que tous les talents trouvent leur place à Comilog, et en particulier ceux des femmes.

Au Gabon, la parité est ancrée dans nos institutions, aux plus hautes fonctions de l’État et surtout dans nos lois, portant aussi bien sur la sphère privée que professionnelle. Les nombreuses mesures adoptées depuis 2015 et le lancement de la « Décennie de la Femme » sont à l’image d’une société qui bouge positivement. Dans cette société, il est impératif d’apprendre à nos filles qu’elles ont des droits et donc des choix. Il est impératif de montrer à nos filles que la parité n’est pas qu’une théorie et qu’elle s’exprime dans tous les domaines de la société.

Mon implication professionnelle et personnelle est la même. En tout temps, en tout lieu, je réponds présent pour défendre la cause des femmes. En tant que fils, époux, père de plusieurs filles, il ne peut pas en être autrement. Pour Comilog comme pour le monde, il n’est pas envisageable que l’avenir se fasse sans la moitié de ses talents. Ce n’est pas une question de positionnement, pas une question de budget, pas une question de priorité. C’est une question d’humanité. La place des femmes est partout où elles le souhaitent et aussi loin, aussi haut qu’elles le souhaitent. Partout où je le pourrai, je m’engagerai à leurs côtés.

Monsieur Damien Baron, directeur général Sangel

Sangel est une société de vente de produits surgelés. Les cinq magasins du Gabon sont dirigés exclusivement par des femmes et 36 % de l’effectif total sont aussi du genre féminin. Dans quelques départements qualifiés de travaux pénibles tels que la logistique, l’atelier de découpe et la maintenance, les femmes sont sous-représentées. Cependant, au niveau du Codir, dans les services administratifs et le département commercial, la parité homme/femme est respectée. Nous pratiquons une ségrégation positive à l’embauche. C’est-à-dire qu’à compétences égales, nous embauchons une femme plutôt qu’un homme, au même niveau salarial.

Quant à mon avis concernant le positionnement du Gabon à l’égard des femmes, je pense qu’il est en avance comparé à certains pays de la sous-région, mais, comme ailleurs, de nombreux progrès restent à accomplir. Concernant la campagne « HeForShe », je suis personnellement agréablement surpris, prêt à signer la charte et à intégrer « le mouvement de solidarité pour l’égalité de genre ».

Monsieur Alphonse Waguena, représentant de l'OIF pour l'Afrique centrale

Pour sa part, depuis sa naissance, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a toujours soutenu l’égalité entre les femmes et les hommes. On recense aujourd’hui plus de 140millions de femmes dans les pays francophones. Les statistiques montrent qu’elles seront plus de 350 millions en 2050. Leurs revendications varient selon qu’elles vivent dans des pays développés ou dans des pays émergents, mais toutes tendent vers une même égalité.

En 2000, l’OIF organisait au Luxembourg la première Conférence des femmes de la francophonie alors intitulée, « Femmes, pouvoir et développement » qui a été sanctionnée par l’adoption le 5 février d’une déclaration dite « Déclaration finale de Luxembourg ». En 2018, l’OIF s’est dotée d’une stratégie pour la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, des droits et de l’autonomisation des femmes et des filles.

Forte de plus de vingt ans d’interventions et d’expertise, la Francophonie, sous la haute direction de SE Mme Louise Mushikiwabo, continue son travail pour que les femmes occupent la place qui leur revient au sein des pays francophones. Elle est l’un de leurs garants. Plus que jamais, l’égalité entre les femmes et les hommes est une priorité de l’agenda de la Francophonie.

Je tiens d’abord à féliciter les plus hautes autorités du Gabon pour avoir toujours considéré le sujet de l’égalité femme-homme comme un enjeu majeur pour le développement des droits humains, mais aussi pour le progrès économique. Nous savons qu’au cœur du pacte social et républicain, l’égalité entre les femmes et les hommes a été particulièrement consacrée par le président de la République avec la mise en place de la « Décennie de la femme gabonaise » en 2015.

Cette vision et ce positionnement clair ont engagé les institutions gabonaises dans un travail d’intensification de la promotion et de la protection des droits de la femme et de la promotion de leur autonomisation.

Il faut noter qu’au Gabon, les stéréotypes de stigmatisation et de dévalorisation de la femme demeurent prégnants et fortement ancrés dans les mentalités. Il s’agit d’avancées remarquables qui ont abouti à l’élaboration et à la finalisation des projets de loi par le Gouvernement, et qui ont été soumis au parlement qui les ont examinés et adoptés.

Pour l’OIF, le Gabon est un bel exemple en matière de promotion de l’égalité femme-homme en Afrique en particulier, et dans l’espace francophone en général. Il suffit d’observer la place et le rôle des femmes gabonaises dans les institutions constitutionnelles, dans les instances de décisions, l’administration publique et privée, la gestion des structures associatives et des activités de l’artisanat, etc.

En ma qualité de représentant de l’OIF pour l’Afrique centrale, j’exerce des fonctions dont les dimensions recouvrent notamment des activités de pilotage stratégique, des activités programmatiques, des activités opérationnelles, etc.

Dans l’exercice de mes fonctions aux dimensions citées, et spécifiquement en la matière, je contribue, je propose, j’assure l’opérationnalisation des activités et je veille à la mise en œuvre des orientations et décisions dans ma juridiction qui compte 10 pays d’Afrique centrale. Lorsque je dois arbitrer entre des organisations de la société civile, lorsque je dois accorder un soutien financier, lorsque je dois recommander des jeunes, etc., je tiens toujours compte de la nécessité d’avoir un équilibre ou, en cas de déséquilibre, fais en sorte que celui-ci soit favorable aux femmes. Je m’implique, j’accompagne et j’y veille au niveau du Gabon, mais également au niveau des autres pays de la sous-région Afrique centrale.

Madame Marie Senequier, directrice AFD

Le groupe AFD, qui comprend l’Agence française de développement, Proparco et Expertise France, s’affirme comme une agence féministe : il promeut l’égalité entre les femmes et les hommes, convaincu que plus une société est égalitaire vis-à-vis des femmes, plus le lien social, à savoir les rapports entre les individus qui la composent, est fort. D’abord, l’AFD veille à être exemplaire dans le mode de gestion de ses propres ressources humaines. Ainsi, la parité est-elle maintenant atteinte à tous les échelons managériaux. À travers ses opérations, l’AFD entend promouvoir systématiquement l’égalité entre les femmes et les hommes, tant au niveau de leurs droits que dans la réalité (égalité réelle). L’objectif est ambitieux : en 2022, 50 % des opérations devront être sensibles au genre. Deux exemples : le financement du travail du docteur Mukwege, en RDC comme en RCA, et un fonds de soutien aux organisations de la société civile (OSC) féministes, peu financées ; un appel à projets en faveur de ces dernières, en cours, est disponible sur le site de l’AFD. Au Gabon, il existe un écart important entre l’égalité en droit et l’égalité réelle : le cadre légal devrait permettre aux femmes de bénéficier d’un juste statut. Malheureusement, l’égalité réelle est loin d’être atteinte. Trois exemples : la place des femmes aux différents échelons managériaux de l’administration, la différence de traitement entre les hommes et les femmes en cas de veuvage et la tolérance sociale envers les grossesses précoces. Une avancée majeure est à souligner : plusieurs ministères importants ont à leur tête une femme. Par ailleurs, le guide sur les violences en milieu scolaire, élaboré dans le cadre du projet Pise (financé par l’AFD), fait l’objet d’un intérêt certain. Le chemin entre égalité en droit et égalité réelle reste maintenant à parcourir avec l’aide des artistes – la lecture de deux ouvrages, Histoire d’Awu de Justine Mintsa et Féminin interdit d’Honorine Ngou – et de la société civile, ces fameuses OSC féministes.

Monsieur François Xavier Mabin, général des Éléments Français au Gabon

Comme l’ensemble de l’armée française, les éléments français au Gabon vivent une mixité apaisée, fondée sur l’égalité des droits et des chances. Les armées sont riches des femmes et des hommes qui la composent, et il ne viendrait à personne l’idée de se priver de 50 % des forces vives de la nation : les 34 000 femmes militaires françaises représentent 16,5 % des effectifs, ce qui place l’armée française parmi les plus féminisées au monde. Bien sûr, il reste du chemin à parcourir et l’institution travaille notamment sur la manière de faciliter l’accès des femmes aux hautes responsabilités. Car on sait que pour une femme, l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle est plus difficile à atteindre que pour un homme. Par ailleurs, aux EFG, comme ailleurs dans l’armée française, il existe en matière de mixité une politique de prévention et d’écoute doublée d’une tolérance zéro à l’égard d’éventuels comportements inacceptables. Des « référents mixité » sont nommés à cette intention dans les unités. Mais fort heureusement, les femmes en uniforme sont totalement intégrées dans notre quotidien, et ce à tous les niveaux de responsabilité. Au Gabon, à cet égard, j’observe que les forces armées gabonaises suivent la même dynamique : les femmes y sont nombreuses, de tous grades, et exercent de hautes responsabilités. Il me semble que c’est représentatif de la société gabonaise qui porte un intérêt soutenu à cette question et qui s’est organisée en conséquence.

Madame Alice Ouedraogo, représentante résidente du groupe de la Banque mondiale

Pour le groupe de la Banque mondiale, protéger et investir dans les filles, les femmes, est nécessaire pour construire des sociétés plus vertes, productives et inclusives. Aucune société ne peut se développer durablement sans transformer et amplifier la répartition des opportunités, des ressources et des choix pour les hommes et les femmes afin qu’ils aient le même pouvoir de façonner leur propre vie et de contribuer à leurs familles, communautés et pays.

Notre stratégie se concentre sur quatre domaines clés dans lesquels les politiques de développement et efforts de réforme contribuent à une participation économique égalitaire : (i) Améliorer le capital humain – surtout pour les femmes et enfants – en matière de santé, éducation et protection sociale ; (ii) Éliminer les obstacles à des emplois plus nombreux et de meilleure qualité pour les femmes ; (iii) Supprimer les obstacles à la propriété et au contrôle des actifs des femmes – terres, logements et comptes bancaires – et améliorer l’accès aux services de financement; (iv) Renforcer la voix et la représentation des femmes dans les pays.

Votre référence à la note de 82,5/100 du Gabon provient de l’édition2022 du rapport Les Femmes, l’entreprise et le droit produit et publié par le groupe Banque mondiale. Ce rapport est l’un des outils de diagnostic que nous utilisons afin d’identifier les lois et règlementations qui restreignent ou au contraire stimulent la participation économique des femmes dans 190 économies. Cela permet aux différents pays de se focaliser sur les problématiques et d’impulser d’importantes réformes, comme cela a été le cas au Gabon. Reformer le corpus juridique est le premier pas non seulement vers l’égalité des sexes, mais également vers l’autonomisation économique et financière des femmes.

Le Gabon se distingue par une réforme complète de son code civil et la promulgation d’une loi visant à éliminer la violence à l’égard des femmes, des évolutions qui ont fait passer son score de 57,5 en 2020 à 82,5 en 2022. Le pays a fait ainsi un bond qualitatif en une année et compte parmi les « tops reformeurs ». Le score moyen de la région Afrique subsaharienne s’établit à 71,5 et seuls deux pays figurent parmi les 50 pays les mieux classés du monde : Maurice (89,4) et Afrique du Sud (88,1). Grâce à ces réformes, le Gabon se hisse à la tête de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), au-dessus de la République centrafricaine (76,9), du Tchad (66,3), du Cameroun (60,0), du Congo (78,8) et de la Guinée équatoriale (51,9). Ces économies voisines du Gabon, qui n’ont pas effectué de réformes cette année, pourraient donc s’inspirer de ce changement au Gabon pour passer leurs propres lois prohibant ces formes de discrimination.

À titre d’information, le Gabon a mis en œuvre des réformes avec une incidence de 9 points de données sur 5 des 8 indicateurs mesurés par Les Femmes, l’entreprise et le droit, faisant passer son score moyen de 57,5 à 82,5. Au cours de l’année écoulée (2 octobre 2020 – 1er octobre 2021), le Gabon a accordé aux époux des droits de propriété égaux sur les biens immobiliers et une autorité administrative égale sur les biens pendant le mariage. Le Gabon a permis aux femmes d’ouvrir un compte bancaire de la même manière que les hommes et a facilité l’accès au crédit pour les femmes en interdisant la discrimination fondée sur le genre dans les services financiers. Le Gabon n’exige plus qu’une femme mariée obéisse à son mari et permet aux femmes d’être nommées chefs de famille au même titre que les hommes. Le Gabon a également adopté une législation protégeant les femmes contre la violence domestique. De plus, le Gabon a autorisé les femmes à choisir leur lieu de résidence au même titre que les hommes. Enfin, le Gabon permet désormais à une femme d’obtenir un emploi sans la permission de son mari.

Au Gabon, notre stratégie a d’abord visé à encourager la réforme du cadre juridique pour encourager l’égalité du genre. À cet effet, nous avions organisé en janvier 2020 le lancement de l’édition 2020 du rapport Les Femmes, l’entreprise et le droit Libreville sous le haut patronage des Premières dames du Gabon, du Burkina Faso et de la République démocratique du Congo. Cet événement, qui a réuni près de 150 participants d’Afrique de l’Ouest et du Centre, a permis de discuter de l’importance et de l’impact des lois discriminatoires qui entravent l’autonomisation économique des femmes, et de faciliter et engager un dialogue sur les réformes juridiques et la mise en œuvre des lois et des politiques visant à promouvoir l’égalité des sexes et l’inclusion économique des femmes.

Le Gabon était déjà sur la voie des réformes avec le lancement par le président de la République de la « Décennie de la femme gabonaise » en 2015. L’événement de 2020 a permis d’accélérer le processus de réformes, notamment grâce aux efforts du Gouvernement et de la fondation Sylvia Bongo Ondimba, avec l’élaboration d’une stratégie de réduction des inégalités hommes/ femmes et la mise en place d’une task-force « Gabon Égalité » dont nous faisons partie. La task-force se réunit tous les trois mois pour assurer un suivi régulier du processus de réforme des 33 mesures de lutte contre les inégalités entre les sexes et consolider le rôle central joué par les femmes dans la société.

Le groupe de la Banque mondiale félicite à nouveau le Gabon pour les importantes réformes effectuées qui lui ont valu d’être « top reformeur » dans l’édition 2022 du rapport Les Femmes, l’entreprise et le droit. Nous tenons à remercier Mme Sylvia Bongo Ondimba et sa fondation pour leur implication décisive en faveur de l’égalité des sexes au Gabon. Nous remercions également le gouvernement gabonais pour sa volonté politique et plus particulièrement, Mme le Premier ministre, et Mme le ministre de la Justice, et des Droits de la femme ainsi que leurs équipes pour la qualité du travail abattu. La Banque mondiale réitère son engagement à accompagner le Gabon dans sa quête permanente de l’amélioration de la condition de la femme gabonaise.

Madame Savina Ammassari, coordonnatrice résidente du système des Nations unies

Les Nations unies accordent globalement, et particulièrement au Gabon, une place centrale aux femmes et aux filles, car en dépit des efforts déployés ces dernières années, elles restent généralement plus vulnérables et discriminées que les hommes et les garçons. La pandémie a effectivement compromis certains progrès, ceci a été documenté. Par exemple, les violences basées sur le genre ont augmenté du fait que les femmes et les filles sont restées confinées au sein des ménages et plus exposées aux abus.

Les actions entreprises par les Nations unies pour éliminer les inégalités et la pauvreté, combattre le réchauffement de la planète, la dégradation de l’environnement et la perte de biodiversité, et promouvoir la prospérité, la paix et la justice pour tous suivent le principe de « ne laisser personne pour compte ». Cette approche inclusive met les femmes et les filles au centre de toute réflexion et action, comme par ailleurs aussi d’autres personnes vulnérables et stigmatisées, telles les personnes vivant avec un handicap ou avec le VIH. Le Gabon a fait un grand pas en avant en 2021 avec une profonde réforme de son corpus juridique et des progrès remarquables dans l’amélioration de la condition des femmes sur les plans juridique, politique, économique et social. Avec ses réformes structurelles, la stratégie Gabon-Égalité contribue de manière significative à l’élimination des discriminations à l’égard des femmes et à la protection des droits de la femme. Elle constitue un bon exemple à suivre pour d’autres pays.

Ce qui rend le Gabon assez unique est un engagement fort et pérenne au plus haut niveau de l’État. Le président de la République Ali Bongo Ondimba vient tout juste de recevoir la distinction de HeforShe, « Lui pour Elle », attribuée à des hommes très prestigieux engagés pour la cause des femmes à travers le monde. Le travail de la Première dame et de Madame le Premier Ministre, chef du gouvernement du Gabon sont également louables. La forte mobilisation autour de Gabon Égalité et les efforts déployés à travers les divers niveaux et secteurs sont primordiaux pour accélérer les progrès vers l’objectif de développement durable 5 qui vise l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Aujourd’hui, il y a une plus grande représentation des femmes dans des postes de haute autorité et de prise de décision au Gabon, mais il reste encore davantage à faire pour augmenter la participation des femmes dans la vie politique. Avec les élections qui s’approchent, nous devons focaliser nos efforts sur la mise en œuvre de la loi gabonaise des quotas et susciter les vocations politiques des femmes, renforcer leur leadership et leur résilience pour qu’elles soient préparées aux enjeux des élections et de l’exercice du pouvoir. Nous continuerons à œuvrer pour changer les normes sociales et les mentalités. Pour cela, il faut travailler davantage avec les populations au niveau communautaire et avec les institutions locales et tous les groupes, sans préjugés ni exclusion.

Depuis toujours, je suis une grande fan de l’égalité et de l’autonomisation des femmes. J’ai travaillé dans de nombreuses organisations et multiples pays dans différentes régions du monde avec une constante : un fort engagement en faveur des femmes pour qu’elles puissent avancer dans leur carrière, monter la hiérarchie, briser le plafond de verre et accéder aux postes élevés et de pouvoir. Ces 10 dernières années, j’ai joué un rôle important dans le développement des réseaux d’échange, de réseautage et de soutien mutuel des femmes aux Nations unies. À ce titre, j’ai animé des groupes de discussion, organisé des événements et conduit de nombreuses séances de coaching pour des femmes, surtout des jeunes, qui cherchent des encouragements, des conseils et du soutien. Je suis passionnée par le coaching, dont j’ai également beaucoup profité et que je pratique bénévolement sur mon temps libre, surtout pour des femmes, mais également pour des hommes.

Monsieur Agou Gomez, représentant résident du FMI

Notre institution, le FMI, fait confiance aux femmes depuis de longues années. Elles ont et continuent de contribuer au rayonnement de l’organisation. Pour preuve, notre directrice générale, Madame Georgieva, a succédé à cette fonction à une autre femme, et ses deux adjointes sont aussi des femmes : Mesdames Gopinath et Sayeh. Sous leur leadership, l’institution a aidé le monde à traverser des situations délicates, y compris la crise de la covid-19. Cette dynamique à la tête du FMI est similaire au sein des départements et des équipes ou les femmes jouent des rôles cruciaux. Nous nous félicitons de la performance du Gabon. Les femmes représentent à peu près la moitié de la population dans le monde, y compris au Gabon. Assurer leur inclusion économique est évident et primordial. Le Gouvernement est donc dans la bonne direction. Cependant, des inégalités importantes subsistent en défaveur de la femme, particulièrement sur l’inclusion financière, la pauvreté, le chômage. Les progrès enregistrés doivent donc continuer. Les femmes ont eu une influence majeure dans mon parcours personnel. C’est une femme, en son temps secrétaire d’État à la bonne gouvernance, qui m’a donné mon premier emploi, en qualité de chargé d’études. Au FMI, j’ai eu deux chefs de mission qui étaient des femmes et avec qui j’ai énormément appris. Ce sont trois exemples parmi d’autres. Je suis sorti de ces expériences avec la conviction que les femmes ont un rôle crucial à jouer et que toutes les personnes qui ont le pouvoir de décision doivent non seulement travailler à assurer l’égalité des chances pour tous, y compris les femmes, mais aussi à réparer les injustices à leur endroit. J’y travaille.

le 8 juin 2022

La Rédaction

HeforShe, Pluralité, égalité


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