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Actualité SOYONS À LA HAUTEUR DES ENJEUX : ÉCONOMISER LE CARBONE, NE PAS PRODUIRE DE CO², PRÉSERVER LA BIODIVERSITÉ…

Pour contenir le réchauffement climatique et sauver notre biodiversité, c’est une évidence : il nous faut protéger les forêts primaires, les mangroves ou encore les tourbières. Ces espaces occupent seulement 15 % de la surface du globe, mais piègent 75% du carbone irrécupérable et constituent les écosystèmes de plus de 90 % des espèces vertébrées. C’est un patrimoine naturel mondial, un bien commun précieux qu’il est crucial de préserver pour la survie de l’environnement et de l’humanité. De nombreuses actions sont menées et engagées pour préserver ces forêts et réserves irremplaçables de carbone et de biodiversité, dans lesquelles se joue une part de notre destin commun. Mais soyons lucides : beaucoup d’efforts sont encore à faire. En particulier, la lutte contre la déforestation sauvage et le soutien à une exploitation durable doivent être renforcés, les mécanismes de compensation et de soutien à la conservation doivent être mieux financés, mieux répartis. Une méthode partenariale reste à inventer. Nous devons être ambitieux et concrets pour épauler les États qui ont la chance, mais aussi la responsabilité de ces forêts primaires. Telle est la feuille de route du One Forest Summit coorganisé entre la France et le Gabon le 1er et 2 mars à Libreville, à la suite d’une action internationale initiée depuis 2017 qui vise à créer des coalitions d’acteurs apportant soutien politique et financements à des causes précises et déterminantes. Nous devons être plus rapides, plus solidaires et plus résolus que jamais dans cette lutte contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité. Soyons à la hauteur des enjeux ! 

BASSIN DU CONGO 

Le bassin du Congo est l’un des massifs de forêt tropicale les plus importants. Il constitue le deuxième « poumon du monde » après l’Amazonie. Mosaïque de forêts, de savanes, de marécages, de rivières et de mangroves, le bassin du Congo déborde de vie. Environ 10 000 espèces de plantes tropicales sont uniques à la région. De nombreuses espèces menacées peuplent ces forêts luxuriantes riches d’une biodiversité exceptionnelle. Au total, plus de 400 espèces de mammifères, 1 000 espèces d’oiseaux et 700 espèces de poissons ont trouvé refuge dans la zone. 

Depuis plus de 50 000 ans, le bassin du Congo fournit nourriture, eau et abri à plus de 75 millions de personnes. Il s’étend sur 6 pays : le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la République du Congo, la Guinée équatoriale et le Gabon. Sa superficie globale est de 5,3 millions de km², dont 2 680 millions de km² de forêts, et représente 6 % de la surface forestière mondiale, 70 % de la couverture forestière d’Afrique et 91 % des forêts denses et humides du continent. 

LES VALEURS DU BASSIN DU CONGO 

Le couvert forestier, dense et humide, s’étend sur 180 millions d’hectares (plus de trois fois la superficie de la France métropolitaine) et les tourbières séquestrent l’équivalent de dix années d’émissions mondiales de CO2.  

CRÉATION DE RÉSERVES NATURELLES POUR PROTÉGER LA BIODIVERSITÉ 

Cette région a connu une effervescence de création d’aires protégées depuis les années 1990. Aujourd’hui, elle compte 206 réserves occupant 799 000 km², soit 14,8% de ses terres et 5% de la zone économique exclusive marine des pays d’Afrique centrale. 

EXTENSION DES ZONES URBAINES SUR LA FORÊT 

Actuellement estimée à 185 millions d’habitants, la population du bassin du Congo devrait doubler d’ici à 2050. L’étalement résidentiel, l’agriculture familiale et le développement d’infrastructures vont accélérer le processus de déforestation. 

EXPLOITATION POUR L’INDUSTRIE FORESTIÈRE ET EXTRACTIVE 

Le bassin du Congo regorge de ressources naturelles plus ou moins rares et recherchées. L’exploitation de minerais, dont certains sont fortement demandés par l’industrie technologique et numérique, est l’une des principales sources de revenus pour les États présents dans cette zone. En 2019, le secteur minier représentait 91 % des exportations de la RDC essentiellement composées de cuivre et de cobalt. 

Même si l’exploitation pétrolière reste pour l’instant secondaire (hors exploitation offshore), des contrats pétroliers non encore exploités ont été attribués dans des aires protégées d’Afrique centrale L’agriculture vivrière nourrit plus de 60 millions de personnes vivant au cœur des forêts et 40 millions de citadins établis à proximité. La croissance démographique implique une croissance urbaine qui entraîne des répercussions sur les espaces forestiers. Quant à l’agriculture industrielle, son expansion s’est accompagnée d’innovations techniques qui ont progressivement augmenté les rendements agricoles et permis la croissance de la population humaine mondiale au fil des siècles, semblant repousser indéfiniment les limites de productivité des agrosystèmes et de la biosphère. Près de 25 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre proviennent du défrichement, du déboisement, de la production végétale et de la fertilisation.  

Par voie de conséquence, alors que la faim demeure et les maladies liées à l’alimentation progressent, les chiffres livrés par la FAO nous révèlent que la production d’aliments est suffisante pour satisfaire les besoins de la population mondiale. Or, le gaspillage occupe inutilement des terres cultivables : 1,4 md d’hectares de terre – soit 28 % des superficies agricoles du monde – servent à produire de la nourriture perdue ou gaspillée. En 2019, 931 millions de tonnes de nourriture, soit 17 % de la nourriture totale disponible dans le monde, ont fini dans les poubelles des consommateurs, des commerçants, des restaurateurs et autres services alimentaires. (Source: Nations unies et l’ONG Wraps). Ce poids est environ équivalent à celui de 23 millions de camions de 40 tonnes. En file indienne, ils feraient 7 fois le tour de la Terre. 

LE GABON 

Au sein du bassin du Congo, le Gabon (267 667 km²) se distingue. Est-il utile de rappeler que ce pays est couvert à 88 % par sa forêt équatoriale ? Depuis les années 2000, la politique visionnaire mise en place par le Gouvernement s’est appuyée sur les analyses des évaluations botaniques, fauniques et socio-économiques. Cette anticipation a donné lieu à la création et à la protection de 13 parcs nationaux qui s’étendent sur 3 millions d’hectares, protégeant 10 % de son territoire. Le Gabon détient le plus haut taux de séquestration nette de CO2. En effet le pays séquestre en moyenne 100 millions de tonnes de carbone par an, contribuant ainsi fortement à la régulation du climat dans le monde. Dans cet univers sont réfugiés 60 % de la dernière population d’éléphants, les tortues luths et olivâtres viennent chaque année confier leurs œufs aux plages gabonaise surveillées par les écogardes. Ce n’est pas tout : sur 53 000 km², un réseau de 20 parcs marins et des réserves aquatiques protègent 26 % des eaux territoriales. Tous les ans, en juillet/août, les baleines viennent accoucher à quelques encablures de Libreville et de Port-Gentil. 

Bien entendu, l’engagement des plus hautes autorités du Gabon vis-à-vis du réchauffement climatique et de la protection de l’environnement est salué par l’ensemble du monde politique et scientifique. 

Alors rien d’étonnant à ce que le One Forest Summit se soit déroulé au Gabon. Ce n’était pas simplement un sommet de plus. Certaines mises en application de décisions à grande échelle pour l’avenir de la planète, notamment la protection des trois grands bassins forestiers du globe, sont à l’étude. Les principaux sujets abordés ont porté sur la progression des connaissances et la promotion de la coopération scientifique relatives aux écosystèmes forestiers ; la promotion de chaînes de valeur durable dans le secteur forestier ; le développement de sources de financement innovantes, notamment par l’exploration de solutions de conservation de la biodiversité fondées sur le marché international. L’objectif final du One Forest Summit est de lever 30 mds de dollars pour le financement de la biodiversité au profit des pays actifs dans la mise en œuvre des bonnes pratiques pour la protection des écosystèmes et en particulier les forêts. C’est à Paris que Emmanuel Macron, président de la République française organisera le 23 juin 2023 un sommet avec les pays les plus vulnérables au changement climatique. De quoi amplifier les conclusions de la COP27 en amont de la COP28, qui se déroulera aux Émirats arabes unis en novembre 2023, et de restituer les résultats du One Forest Summit de Libreville. 

Comment capturer, transporter, stocker, réutiliser et valoriser le carbone 

Actuellement, 230 millions de tonnes de CO2 sont consommées chaque année dans le monde pour des usages industriels. Une fois capté, il est utilisé comme matière première directe ou pour la synthèse de carburant, de produits chimiques ou de matériaux. Sa valorisation englobe une grande variété de produits et de procédés. Sa valeur est fonction du type de technologie utilisée pour décarboner. 

Des startups ont commencé à injecter le CO2 dans des boucles créatives de l’économie circulaire. Voici quelques pistes proposées par des technologues.

 

Des innovations clés modernes d’une économie décarbonée 

De nombreux pays se sont fixé de nouveaux objectifs ces dernières années dans le but de développer une économie neutre en carbone. Les énergies renouvelables ont un rôle majeur à jouer pour y parvenir. Afin d’atteindre la zéro émission nette d’ici 2050, comme les gouvernements du monde entier l’ont promis, il semble aujourd’hui nécessaire d’accélérer le rythme de production, de distribution et d’utilisation de panneaux solaires, de l’éolien et d’autres sources d’énergie renouvelable. 

Certes, le secteur des énergies renouvelables a connu une croissance spectaculaire au cours de la dernière décennie, mais cela ne sera pas suffisant pour réaliser la transition énergétique en temps voulu. Selon les experts, la décarbonation de certains secteurs de l’économie sera en effet extrêmement difficile et coûteuse. Les industries lourdes, la production d’engrais et le transport long-courrier, par exemple, devraient à terme passer à l’hydrogène, mais la technologie permettant de concrétiser cette transition est encore loin d’être maîtrisée. D’autres industries, comme celle du ciment, pourraient s’avérer très difficiles à décarboner, même après un passage à l’hydrogène. Mais ne soyons pas défaitistes et n’oublions pas l’objectif de réduire les émissions. Des essais technologiques permettent de décarboner les industries lourdes. Il existe un panel de nouvelles technologies capables d’éliminer le dioxyde de carbone de l’air et ainsi de l’empêcher de contribuer au réchauffement climatique. Par exemple, des filtres à solvant spéciaux pourraient être appliqués sur les cheminées d’usines à fortes émissions afin de piéger le CO2 avant qu’il n’atteigne l’atmosphère et de le garder enfermé ainsi. Plus rares, certaines technologies pourraient même éliminer le CO2 directement de l’air. 

Pourtant, les processus de captage ne représentent qu’un maillon de la chaîne. Comment le carbone capturé est-il ensuite transporté, stocké et réutilisé ? En réponse à ces problématiques, nous assistons aujourd’hui à l’émergence d’une vague d’innovations intéressantes dans ces différents domaines. 

L’une des solutions consiste à comprimer le carbone, puis à le rejeter là d’où il vient, c’est-à-dire profondément sous terre. La nature offre de nombreux sites géologiques parfaits pour stocker le carbone : idéalement, des roches poreuses entourées d’une couche de roches imperméables qui agissent comme un joint hermétique – ce que l’on trouve par exemple dans certaines formations de grès et certains réservoirs de pétrole. Mais paradoxalement, pomper du carbone sous terre nécessite beaucoup d’énergie et des fuites pourraient compromettre tous ces efforts. 

Le CO2 capté peut être utilisé pour produire des carburants synthétiques, dont le principal est le e-méthane (méthane synthétique), similaire au méthane fossile. Il pourrait s’agir d’une solution provisoire, le temps de s’éloigner progressivement du pétrole, du gaz, du charbon et autres carburants à émissions de gaz à effet de serre dont nous dépendons toujours aujourd’hui. L’utilisation du carbone capturé et d’autres éléments pour créer de nouveaux carburants pourrait réduire considérablement leur empreinte environnementale. 

Un certain nombre d’entreprises, telles que Blue Planet et The Los Gatos, transforment déjà le carbone capturé en roches carbonatées, qui peuvent être utilisées pour produire des matériaux de construction comme le béton. Contrairement aux carburants, qui libéreraient immédiatement le carbone, le béton l’emprisonnerait pendant de nombreuses années. 

Récemment, des solutions émergentes se sont emparées du sujet en promettant non seulement de capturer le carbone, mais aussi de le valoriser. Plusieurs startups ont ainsi déjà commencé à injecter le CO2 dans des boucles créatives de l’économie circulaire – en produisant des plastiques, en faisant pousser des plantes en serre, en fabriquant des boissons pétillantes et bien plus encore, tout en évacuant l’étape et le problème du stockage. 

L’OR VERT : LA MÊME COULEUR QUE LE DOLLAR ! 

TARIFICATION DU CARBONE DANS LE MONDE 

Pour inciter les décideurs économiques à investir davantage dans les énergies propres ou les technologies sobres en carbone et moins dans les technologies émettant des GES (gaz à effet de serre), certains États ont décidé de donner une valeur économique à l’émission d’une tonne de CO2. 

Deux instruments donnent un prix explicite au carbone : la taxe carbone fixe un prix par tonne de CO2 et le système d’échange de quotas d’émission SEQE, (Système d'échange de quotas de l'UE) fixe une quantité maximale d’émissions admissibles. 

Les instruments de tarification du carbone ont généré environ 48 mds de dollars de revenus en 2019, contre 45 mds en 2018. 

En 2019, 53 % des revenus du carbone étaient générés par des taxes, soit quasiment 26 mds de dollars, et 47 % par des marchés de quotas, soit plus de 23 mds de dollars. Malgré le Brexit, environ 65 % des revenus tirés de la tarification du carbone proviennent des pays membres de l’Union européenne. 

En 2022, 70 % des revenus du carbone sont générés par des taxes, soit plus de 60 mds de dollars. 

Selon le communiqué de M. Robert Bisset, chef de la communication du Fonds pour l’environnement mondial, les recommandations aux gouvernements et aux décideurs comprennent l’élaboration de lois, de politiques et d’incitatifs clairs pour favoriser la demande et la responsabilisation sur le marché pour ces produits. Elles comprennent également l’élimination des subventions qui nuisent à la biodiversité. Les crédits carbones positifs pour la biodiversité et les certificats nature ne sont pas des compensations. Alors ils pourraient s’aligner sur l’accord de Paris sur le climat et le cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal. 

Les crédits carbones positifs pour la biodiversité et les certificats nature doivent être mis à l’essai dans le cadre de la stratégie et des plans nationaux en matière de biodiversité et de climat avant de s’étendre à une masse critique d’échanges. Les gouvernements doivent travailler avec d’autres parties prenantes, en particulier les peuples autochtones et les communautés locales, afin d’introduire une gouvernance efficace pour les certificats de nature et d’améliorer la gouvernance existante du carbone. 

« Nous devons tirer les leçons des travaux antérieurs sur les crédits carbone pour créer un système unique et unifié de crédits forestiers qui tienne compte à la fois des préoccupations climatiques et de la biodiversité », a déclaré Carlos Manuel Rodriguez, PDG du Fonds pour l’environnement mondial. 

CONCLUSIONS DU ONE FOREST SUMMIT 

One Forest Summit : un rapport du FEM et de l'IIED invite les dirigeants mondiaux à soutenir le financement innovant de la nature. 

À l’occasion du One Forest Summit de Libreville, sous l’impulsion du Gabon et de la France, un rapport lancé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED) interpelle les dirigeants de la planète sur la nécessité de soutenir et intensifier le financement innovant de la nature. 

Baptisé « Innovative Finance for Nature and People », le rapport a été élaboré par un groupe de travail de haut niveau de vingt personnes soutenues par un panel d’experts. Il intervient dans un contexte de forte mise en valeur de l’importance du financement innovant et des certificats naturels de crédits carbones positifs pour le soutien aux politiques de préservation de la biodiversité. Au sein du bassin du Congo, la question du financement de la nature cristallise les passions et les pays peuvent trouver dans ce rapport un meilleur plaidoyer pour renforcer leur position sur la question. 

Il faut par ailleurs peut-être faire savoir que la promotion de ce mécanisme de financement, qui s’articule tout aussi comme une réponse face au besoin incessant de financement des pays en développement pour la compensation climatique, offre en effet d’importantes garanties. Les crédits carbones et les certificats de nature positifs pour la biodiversité ont le potentiel de débloquer des financements supplémentaires provenant de diverses sources, y compris des entreprises du secteur privé qui se sont engagées à être positives pour la nature et à soutenir une transition nette zéro », a fait savoir Carlos Manuel Rodriguez, PDG du Fonds pour l’environnement mondial. 

Pour ce dernier, il est nécessaire que les pays tirent les leçons des travaux antérieurs sur les crédits carbone pour créer un système unique et unifié de crédits forestiers qui tienne compte à la fois des préoccupations climatiques et de la biodiversité. Ce nouveau mécanisme pourrait en effet aider à atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur le climat et du nouveau cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal. Concernant le premier volet, il interpelle notamment les pays développés à prendre l’initiative d’apporter une aide financière aux pays moins bien dotés et vulnérables. Ces pays peuvent trouver dans ce rapport un mécanisme innovant et approprié à l’engagement de leur responsabilité. 

En ce sens, ce mécanisme est fédérateur d’une nouvelle approche plus inclusive faisant la part belle à la collaboration entre les gouvernements, le secteur privé, les investisseurs, les ONG, les peuples autochtones, les communautés locales et la communauté scientifique pour introduire une gouvernance efficace des certificats de nature et améliorer la gouvernance du carbone existante pour inclure des éléments de biodiversité. Mais pour cela, « les financements innovants offrent une solution tangible au problème du financement de la conservation et de la restauration de la biodiversité, mais nous devons faire le travail tôt dans le développement du marché pour nous assurer qu’ils ne deviennent pas un autre moyen de greenwashing », a pour sa part fait savoir Tom Mitchell, directeur exécutif de l’IIED. « S’ils sont mis en œuvre de la bonne manière, estime-t-il, ils pourraient aider à préserver des plantes, des animaux et des écosystèmes précieux, tout en canalisant les financements vers les communautés locales et les peuples autochtones qui sont les gardiens les plus efficaces de la biodiversité. » 

Au Gabon, la vente des crédits carbone, conséquence de l’activité des forêts locales, se précise petit à petit. Sur les 140 millions de tonnes de crédits carbone séquestrés annuellement par la forêt gabonaise, 90 millions devraient être mis en vente sous peu pour une récolte de 773 mds de F CFA. Suivant les projections relatives à la répartition de cette manne financière, 25 % de cette somme seront consacrés aux générations futures. « Lors de la COP27, nous avons eu la validation définitive de nos crédits carbone. Ce sont 90 millions de tonnes de crédits carbone gabonais qui ont été validées par la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc). Ces crédits ont été déposés au FGIS, le fonds souverain du Gabon». 

le 10 mars 2023

Anne Marie Jobin

One Forest Summit, Ecologie, Carbone, Forêt


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