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Actualité DETTES GABONAISES : AU PREMIER SEMESTRE 2021, LE NIVEAU DE LA DETTE PUBLIQUE EN PASSE DE DÉCLINER PROGRESSIVEMENT

Le FMI note qu’après avoir atteint 77,4 % du PIB en 2020 compte tenu de la chute de l’activité, la dette publique gabonaise retrouverait son niveau pré-crise dès 2021, à 74,7 %, avant de décliner progressivement à 56,7 % d’ici 2026, grâce à l’assainissement budgétaire et à la reprise économique. Pour l’heure, les services du Fonds monétaire international (FMI) considèrent que la dette publique reste soutenable, mais à un niveau élevé de risque, notamment au regard de l’accumulation de nouveaux arriérés. En effet, l’inclusion de nouveaux stocks d’arriérés intérieurs (organismes sociaux, période 2018/2019) a renforcé la pression sur la capacité de remboursement du pays.

Début août 2021, le FMI a approuvé un accord pour trois ans (2021– 2024) au titre du mécanisme élargi de crédit pour le Gabon (553,2 MUSD) qui repose sur plusieurs piliers essentiels : l’assainissement des finances publiques en vue d’améliorer la viabilité de la dette tout en protégeant la croissance, l’environnement et les personnes les plus vulnérables, l’amélioration du cadrage et de la gestion du budget ; le renforcement de la gestion de la dette publique ; la stabilisation du secteur financier et l’inclusion financière ; l’amélioration de la gouvernance et la poursuite de la lutte contre la corruption, afin de favoriser et d’améliorer l’environnement des affaires, et rendre le climat plus propice à l’investissement.

Au-delà de ces intitulés classiques, le programme entend mettre l’accent sur une meilleure mobilisation des ressources, notamment hors pétrole. La principale piste consiste en une remise à plat des exonérations qui ont longtemps été le seul élément d’attractivité du Gabon. Le FMI évalue à 7 % du PIB non pétrolier le montant cumulé de ces exemptions, l’objectif du programme étant de ramener ce niveau à 1,8 % du PIB non pétrolier.

L’amélioration de la collecte des recettes sera fondée tant sur une modernisation des administrations fiscales (déjà à l’œuvre avec e-tax et Sydonia) que sur la valorisation fiscale du foncier (les autorités gabonaises travaillent depuis plusieurs mois sur un plan de cadastre devant permettre une meilleure gestion des projets d’infrastructures publiques ainsi que l’instauration de taxes foncières.

 En matière de gouvernance, le programme devrait tendre vers plus de transparence dans le domaine pétrolier, avec un suivi accru des entreprises publiques (GOC, Sogara). L’adhésion à l’ITIE, obtenue en octobre dernier, devrait renforcer cette transparence.

Côté dépenses, les réformes principales concernent la gestion des entreprises publiques tandis qu’une amélioration de la gestion et la valorisation des actifs publics seront également recherchées (FGIS, CDC).

Ce nouveau programme viendra soutenir la mise en œuvre de la politique volontariste de relance économique 2021–2023 (PAT) décidée par les autorités gabonaises.

En s’appuyant sur cet accord avec le FMI et sur l’amélioration de la notation de Fitch en septembre 2021 de CCC à B-, le Gabon a procédé le 17 novembre 2021 à une émission obligataire de 800 M$ d’une maturité de 10 ans avec un taux de 7 %.

le 27 juin 2022

FMI, Economie, Gabon


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